Interview...

Danièle Deyde


Pseudo ou nom réel ?
Danièle Deydé est mon nom de jeune fille ; c’est le nom qui m’a accompagné toute ma vie et j’y suis attachée. Il fait partie de mes racines.

Où habites-tu ?
Je vis dans le sud de la France, sous le soleil de la côte d’azur, à Cannes précisément. Après avoir vécu plus de vingt ans dans la région parisienne où j’ai passé mon adolescence, où j’ai fait mes études et débuté ma vie d’adulte, j’ai eu l’opportunité de venir travailler dans cette région. C’était, pour moi qui suis née en Algérie, en quelque-sorte un retour aux sources. J’ai retrouvé la luminosité des paysages méditerranéens, la mer et les palmiers de mon enfance.

Une famille, des enfants ?
Je suis mariée et j’ai un fils. Mais, j’ai aussi deux sœurs (mes complices), un neveu, des nièces... enfin une grande famille.

Sucré ou salé ?
Les deux si c’est bon.

Que fais-tu dans la vie ?
J’ai cessé de travailler pour l’éducation nationale, il y a quatre ans. J’étais psychologue dans les écoles. Je dois reconnaître que je suis une petite veinarde car j’ai pu profiter de certaines conditions exceptionnelles pour prendre une retraite anticipée au prorata des années travaillées et j’en ai profité.
C’est cette disponibilité, de l’esprit en particulier, qui m’a permis de me mettre à écrire. J’en avais envie depuis très longtemps, depuis mon enfance en fait. Petite, je voulais devenir écrivaine. Longtemps, j’ai écrit des poèmes ou de courts récits. A l’époque, j’avais deux lectrices : ma sœur et une de mes cousines.

As-tu publié quelque part ?
Non, c’est Chloé des Lys qui est mon premier éditeur, pour mon premier livre « Histoire en paroles »
C’est un roman inspiré de rencontres que j’ai faites au cours des dernières années de ma carrière de psy. Il s’agit d’une histoire à trois voix où trois personnes d’une même famille : le fils de quinze ans, la grand-mère et enfin la mère, prennent, tour à tour, la parole pour raconter leur vie ; chacun avec ses mots. Mais, chacun se heurte à des silences, à des non-dits qui pèsent sur leur destin.

Quels sont tes projets pour la suite ?
Je continue à écrire. Depuis « Histoire en paroles », j’ai écrit deux autres romans et je viens d’envoyer l’un des deux manuscrits à CDL et j’espère qu’il connaitra le même sort que mon premier roman.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris parce que j’y trouve vraiment du plaisir. En fait, je n’ai pas de discipline particulière, j’écris quand j’en ai envie, quand je me sens disposée à le faire. Si je n’écris pas pendant une longue période, des vacances par exemple, au bout d’un moment, ça me manque.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature ?
Des influences certainement, mais, je n’en ai pas conscience. Des maîtres, non, ce sont plutôt des coups de cœur. Je lis surtout des contemporains. Les classiques qui m’ont amené à aimer lire, je les ai dévorés quand j’étais plus jeune.
Un auteur dont j’apprécie les romans à l’heure actuelle, c’est Laurent Gaudet à qui je trouve beaucoup de talent. J’ai beaucoup aimé JMG Le Clézio et Michel Tournier et parmi les auteurs étrangers, je lis avec plaisir Paul Auster. Et il y en a bien d’autre encore.

Tes hobbies ?
En dehors de la lecture, je suis une passionnée de tennis que je pratique régulièrement et j’aime la mer, autant pour m’y baigner que pour naviguer.

As-tu un blog ou un site ?
Il va falloir que je progresse en informatique avant de pouvoir en créer un.

Un souhait ?
Un seul, c’est difficile. Pour le monde, un peu plus d’humanité, ce ne serait pas mal. Pour moi, c’est la santé des êtres qui me sont chers qui prime ; après, ce serait de conserver le désir d’écrire le plus longtemps possible.