Interview...

Willem Dembosse


Pseudo ou nom réel ?
Willem Dembosse au lieu de « Van den Bossche » (trop compliqué à prononcer en francophonie)

Où habites-tu ?
A Blicquy (Leuze-en-Hainaut), près d’Ath, Beloeil et depuis plus de 35 ans. Marre de mon Bruxelles natal.

Une famille, des enfants ?
Paulette, ma femme ; Nicolas, notre fils ; Victor, notre petit-fils ; Florence, notre bru et Romain, son fils. Une sœur et un beau-frère ; leurs enfants.

Sucré ou salé ?
sucré ET salé (léger avantage à celui-ci)

Petit, que voulais-tu faire ?
grandir vite (je le regrette maintenant)

Une figure historique ?
Sandro Botticelli ou Michel de Montaigne

Un truc contre le stress ?
L’accepter

Que fais-tu dans la vie ?
J’ai longtemps enseigné la langue et la littérature françaises dans un athénée bruxellois. Mainrenant je suis retraité, peintre amateur « néo-symboliste » et participe à de nombreuses expos depuis… 1969 ! J'écris des nouvelles et des romans,…

Quand et pourquoi as-tu commencé à écrire ?
Depuis « toujours ». Un besoin, un instinct que l’enseignement de la littérature n’a pas étouffé !

As-tu déjà publié quelque part ?
Quelques nouvelles… autrefois, dans des revues disparues (par ex. Marginales) puis en 2011, un roman policier, « Ironies du Nord », qui se déroule à Lille et a édité en France à frais d’éditeur.

Un prix ou une reconnaissance ?
Une somptueuse ( ?) médaille pour une nouvelle aux Jeux Floraux de Touraine (il y a longtemps)

Pourquoi CDL ?
Mon roman se situe en Wallonie Picarde, dans la région de mon village. CDL me semblait tout indiqué.

C'est quel genre ? Résumé ?
C'est un roman initiatique. Le grand-père du narrateur (qui ne l’a connu que vers 1950) n’a pas toujours été colporteur dans la région d’Aubechies. Au contraire, bardé de diplômes, curieux d’ésotérisme et d’alchimie, Franc-maçon et résistant actif, c’est suite à la guerre qu’il a décidé d’abandonner tout pour se faire marchand ambulant et… philosophe.
Le narrateur qui, adolescent au début du roman, a été obsédé par une mystérieuse dame en rouge, découvre petit à petit, parmi toutes les facettes cachées de son grand-père, que cette dame a joué dans sa vie intellectuelle et spirituelle, et même dans la résistance un rôle primordial.

Comment essaies-tu de te faire connaître ?
Avec beaucoup (trop) de nonchalance

Des projets ?
Publier d’autres romans qui sont prêts, en terminer d’autres, mais pas de « plan de carrière » !

Comment écris-tu ?
Avec joie et obstination, mais sans aucun horaire fixe ni discipline ascétique : pour paraphraser un précepte ancien, « d’abord vivre, ensuite écrire ». C’est un mystère, de toute façon, l’écriture.

Tes influences et coups de cœur ?
Philo : Platon, Montaigne, Sartre
Littérature : Queffelec, Calvino, Gracq, Robbe-Grillet, Harpman… Je déteste Le Petit Prince.
Théâtre : Musset, Wouters
Poésie : Nerval, Baudelaire, Rimbaud, Valéry, Sodenkamp
Pas cinéphile, mais je déteste le cinéma américain
Peinture : Caravage avant tout ; Botticelli, les symbolistes…
Musique, classique : Palestrina, Monteverdi, Haydn…

Un ami ou un e amie de qui tu aimerais parler ?
Un domaine réservé, dont Montaigne a dit ce qu’il fallait. Hélas galvaudé (voire avili) par les « réseaux sociaux ».

Tes hobbies ?
Je n’aime pas trop ce mot. Comme dit Valéry, il faut tenter de vivre : occupation à plein temps.

As=tu un blog ou un site ?
J’y songe…

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Il est tentant de dire « la connerie ». Nuance : celle des autres m’énerve ; la mienne me fout en rogne.

Une citation ?
Il ya des dictionnaires pour ça. Sinon : Ecoute toujours la voix de ta conscience, elle est ton seul juge (anonyme).

Une qualité, un défaut ?
A mettre au pluriel, et à part égale. Avantage du pluriel: rien de saillant, ni en bien, ni en mal.

Un souhait ?
Que les étoiles filantes continuent de sillonner l’univers.

La question la plus stupide ?
« Comment vas-tu ? » : car personne n’a envie d’entendre la réponse.