Interview...

Camille Delnoy


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel, pourquoi se compliquer la vie ?

Où habites-tu ?
J’habite Bruxelles depuis mon premier souffle et je m’y sens bien. En fait, je crèche à un kilomètre de l’atomium et du Heysel, le stade roi Baudouin. Quartier marquée par une forte population issue de l’immigration et c’est vrai que ce n’est pas évident tous les jours. Mais dans l’ensemble c’est très vivable.

Une famille, des enfants ?
Ma foi, si j’ai des enfants, je ne suis pas au courant. Non, plus sérieusement, j’ai une fille de cœur et cela me suffit amplement. Un frangin adoptif auquel je tiens beaucoup ; un cousin d’origine syrienne que j’ai trouvé en faisant des courses dans le quartier. Cette rencontre m’a permis de découvrir une autre branche de ma famille. Pour finir, je suis encadré d’amis que j’aime et qui, pour moi, font ma vraie famille.

Sucré ou salé ?
Bien que diabétique de type 1 (insulinodépendant), je suis sucré, je dirais même accro au goût sucré. Ce qui n’est pas toujours évident à gérer. Quand au sel, je déteste, je ne mets jamais de sel dans ma nourriture.

Que fais-tu dans la vie ?
Ben comme je ne bosse plus depuis un moment, j’utilise mon temps à lire des ouvrages : Poésie, Littérature, Histoire, Sociologie du comportement, Psycho,Philosophie, Spiritualité et Pensées nouvelles (ce qui tourne autour des EMI, de l’approche quantique du monde, du Reiki, du Chamanisme…). A écouter de la musique, Blues, Rock, Cool Jazz, Classique et Baroque, la zique relaxante aussi sans oublier la chanson francophone . Puis, j’écoute les gens.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Sans doute parce que cela fait partie de mon chemin de vie. Mes premiers textes remontent au collège et je l’avais signé « Delcam » pour leurré le prof et cela a superbement bien fonctionné.

As-tu déjà publié quelque part ?
«Esquisses de ratures» est en fait, le huitième travail d’écriture. Pour l’heure, j’ai toujours flirté avec l’esprit de la poésie libre : textes, dialogues, proses. Je pense à lorgner du côté du théâtre. En fait, il me manque juste un vrai sujet. Bien que, bien que…Rideau !

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?br> Non, jamais, je ne cours pas après, non plus. J’ai eu quelques bonnes réactions sur télé-Bruxelles et sur La 1ère chaîne RTBF. Pour un auteur c’est déjà une reconnaissance en soi.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Après avoir fait le tour de plusieurs éditeurs de France et de Navarre, après avoir refusé un contrat en Belgique pour non-respect de la mise en page et avoir pris une pause de 4 ans, suite à un AVC, Paul van Melle et Barbara Flamand m’ont parlé de CDL. J’ai acheté quelques ouvrages de la maison. Voir un peu ce qu’il produisait. Après coup, j’ai tenté ma chance et me voici.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Un recueil de poésie libre qui aura pour titre : «Esquisses de ratures». Pour ce qui est du résumé, je reprendrai la 4ème de couverture qui, à mon sens, résume à merveille ce que je tente de partager avec les lecteurs-lectrices : «Une immense tendresse pour l’humanité, tendresse désenchantée et inquiète, exprimée comme telle ou par la dénonciation ravageuse de ce qui la blesse et la détruit ; le doute ontologique, les grandes interrogations philosophiques et métaphysiques. Ceci, écrit avec une palette qui va du jeu de mots à la concision d’une maxime taôiste (qui serait admirablement traduite !), du sourire attendri au gros humour noir, gros comme l’horreur qui l’inspire, toujours dans une superbe maîtrise du langage, sonore, imagé et qui fait mouche."
Chaque court poème est écrit sur une grande page blanche comme on présente sur une grande assiette blanche de petites bouchées raffinées aux couleurs savamment étudiées, à la saveur surprenante.
Parmi ces cris (le mot cri d’ailleurs revient souvent) qui voudraient éveiller un écho, une seule note intime, sans doute un message destiné à la femme aimée ; pointe d’humour tendre qui allège et fait du bien. » Après tout, autant se faire plaisir quand c’est bon, non ?

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je prends ce qui est à ma disponibilité : carnet d’adresses, réseaux dits sociaux, revues, salons, invitations tout en tenant compte de ma difficulté à me déplacer normalement et le fait que je n’ai pas de voiture personnelle à ma disposition.

Des projets pour la suite ?
Pour le mois d’avril, suite à la traduction bilingue (Esp-Fr) du recueil « New Age City and Co » au Costa Rica, je vais y faire un petit séjour de trois mois. Et qui sait, peut-être reviendrais-je avec de nouvelles idées d’écritures tant l’Amérique Centrale et du Sud sont un nid de poètes. Vaya con Dios, Gringo !

Pourquoi écris-tu et comment ?
L’écriture, avec le temps, est devenue pour moi, une nécessité vitale voire existentielle. J’ai difficile à me taire -plumesquement parlant, face à l’absurdité du comportement humain, A se demander souvent où ce trouve encore l’humain ? Bien sûr, c’est aussi, semblerait-il, largement géré par l’économique et le politique.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique.
J’ai commencé à lire avec Bob Morane puis je suis passé à Zola, Balzac, Verhaeren, Beaudelaire, Assimov, Philippe K.Dick,Jacques Attali (le romancier), J.G. Ballard, Barjavel, T. J. BassPeter Berling, Anne Bernet, Steve Berry, Anthony Burgess, la série des « Le Poulpe », John Case et des dizaines d’autres.
En poésie, j’ai flashé le jour ou l’on m’a fait découvrir Prévert. Ce jour-là, quelque chose c’est passé en moi. A l’heure actuelle, je dois avoir quelques 500 recueils à la maison. Je lis, j’aime ou je n’aime pas, cela me parle ou pas. Loin de moi de mettre une valeur quelconque, non ! Cela me parle ou pas, point ! C’est tout aussi simple.
Les 2 auteurs qui m’ont donné envie d’écrire furent Camus et surtout Prévert et Stephen Zweig avec « Le joueur d’échec ».Pour ce qui est de l’endurance et du Style,
J’ai un Maître , c’est Paul van Melle. C’est grâce à lui que j’ai pu développer cette rigueur à l’écriture. Paul, merci infiniment !
Côté cinéma, je suis très science-fiction, l’expressionisme allemand, l’esthétique japonaise, la saga des supers héros, l’animation.
Côté peinture,c’est surtout l’expressionnisme allemand et James Ensor.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Il est une personne qui compte énormément dans ma vie, c’est une amie très chere, je l’adore. Mais entre nous, c’est mon jardin secret. Puis, il y a ce petit soleil qui, un jour, sans le savoir, m’a sauvé la vie. Mais ça aussi, c’est jardin secret. Comment ? Mon jardin est grand ! Il y a surtout beaucoup de fleurs dedans.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture.
Non, rien de tout cela, il m’arrive de faire des collages, mais je n’ai pas de place chez moi pour pouvoir stocker tout le matériel nécessaire. Bien sûr, il y a la pratique du Reiki, au sens bouddhiste du terme, mais est-ce un hobby ?

As-tu un blog ou un site ?
Non, tout cela est en préparation avec mon frangin, ce sera après mon retour du Costa Rica, courant juillet 2013.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La connerie humaine et son syndrome du tourner en rond.

Ta citation favorite ?
Elle est personelle : « J’aime tout le monde sauf les autres ».Ben que vlà une phrase pour faire une disserte, non ? héhéhé

Une qualité et un défaut ?
Fidèle en amour comme en amitié, de mauvaise foi quand je suis pris la main dans le sac.Surtout par rapport à « mon » diabète.

Un souhait ?
Dans l’absolu ? Voir moins de souffrance en ce monde.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Comment vas-tu ? Ben, heu ! A pieds !.