Interview...

Thomas Delfly


Pseudo ou nom réel ?
Comme je n’aime pas choisir, ce sera les deux. Mes amis m’appellent Thomas. Mes amis m’appellent aussi Cin. Alors pourquoi Cin ? L’origine de ce pseudo remonte à 2005 où je cherchais un nom pour un personnage dans un jeu entre amis. En feuilletant les romans Star-Wars, je suis tombé sur Cin-Dralig. En dissociant Dralig de Cin, j’ai ainsi pu former mon petit nom d’auteur.

Où habites-tu ?
A l’heure actuelle, je vis encore dans la maison familiale, à Marcq en Baroeul. Pourquoi ? Eh bien parce que j’y vis tout simplement. Mais je ne pense pas pouvoir habiter un jour dans une autre région que le Nord, je suis trop attaché à mes racines.

Sucré ou salé ?
Le sucré fait grossir et le salé bouche les artères… Mais quand je mange des Sushis, je ne peux me passer de la sauce soja ! Ce sera donc salé.

Que fais-tu dans la vie ?
A l’heure actuelle, je suis un jeune étudiant qui cherche à voler de ses propres ailes. J’étudie dans les arts du spectacle, à Lille 3. J’y étudie l’histoire de la musique, le théâtre, le cinéma, l’évènementiel, les arts plastiques ainsi que toute l’actualité artistique. Je suis tombé sur cette licence par hasard, et je ne pouvais finalement pas rêver mieux. Grâce à ces études, j’ai la possibilité d’étendre ma culture des arts et de découvrir de nouveaux moyens pour développer mes projets.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Hum… difficile à dire. J’ai abordé l’écriture de plusieurs manières. Pour la petite histoire, j’ai commencé à écrire… avant de savoir vraiment écrire. En fait, j’étais bien en retard par rapport à mes camarades de classe. Notre chère professeur réclamait chaque mois l’écriture d’une histoire de quelques lignes qui serait alors lu en classe. Ne sachant guère écrire, je réclamais là le soutien de l’enseignante pour dactylographier à ma place. Puis vint un jour où elle en eu assez et m’appris à écrire !
Cette période passée, je me suis plu à réécrire les histoires des films ou des jeux-vidéos qui m’avaient marqué. Ca ne dépassait pas, en général, les quelques pages. Je me souviens-même me démener comme un beau diable pour que le côté écriture soit le plus fidèle possible à la trame de l’histoire originale !
J’ai finalement commencé à rédiger ma toute première histoire, qui est également mon premier roman, en 2006, à l’âge de 16 ans. On peut considérer que c’est ici que j’ai vraiment découvert le goût d’inventer et réinventer les choses sur le papier blanc. Aujourd’hui, « La pierre des cinq lois » est cachée dans un coin de meuble.

As-tu déjà publié quelque part
Cela compte si je dis que j’ai écrit quelques news pour la firme Ankama ? Mais sinon non, je n’ai jamais été publié ailleurs pour la seule bonne raison que je n’avais, avant Chloé de Lys, jamais vraiment tenté de faire publier un de mes ouvrages.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
J’aurais aimé, mais ce ne fut pas le cas. J’ai présenté Projet Alpha Zero pour un concours, mon deuxième roman que je compte retravailler un jour et l’adapter pour des enfants. Mais il n’a pas été retenu et c’est bien normal. Avec des yeux neufs, je constate que ce manuscrit se cherchait un peu trop.

Pourquoi Chloe des Lys ?
J’ai fait beaucoup de recherches et posé beaucoup de questions. Je cherchais une maison pour mon dernier roman qui est, au moment où je réponds à cette interview, au stade de la finition… C’est mon bébé… Mais passons.
Les maison d’édition les plus célèbres sont malheureusement quasi inaccessibles dans la mesure où leurs gérants ne lisent jamais ou presque les manuscrit qu’on leur envoie. Seul le bouche à oreille fonctionne dans cet univers…
Finalement, cet état d’esprit m’exaspérant, je préférais largement tenter ma chance dans des maisons plus humaines. Je suis tombé sur Chloé de Lys au dernier salon de Bondues. Je connaissais cette maison et c’est là que j’ai proposé mon ouvrage. Personnellement, je ne pensais pas avoir la moindre chance !

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
« Et Dieu créa l’homme à son image… », c’est une pièce de théâtre humoristique. En résumé, Dieu, le grand créateur, s’ennuie. Cependant, après une proposition du gentil Satan, il se met en tête de créer le monde et l’homme qui va l’habiter. Mais quand on sait que Dieu est un être arrogant, orgueilleux et particulièrement vilain, le pauvre Satan ne peut empêcher la catastrophe. Il aurait pourtant du comprendre qu’il ne faut jamais laisser Dieu créer à son Image !

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Pour tout dire, je n’ai pas encore vraiment essayé, mis à part sur un blog aujourd’hui éteint.

Des projets pour la suite ?
Des projets, je n’ai que ça. J’aimerais, très vite, proposer à Chloé de Lys un recueil de nouvelles que j’ai intitulé les nouvelles du tramway.
Entre autre, je suis vraiment motivé à faire publier mon bébé, « Tyrannicide », qui est le premier tome d’une longue saga dont toute la trame est déjà imaginée et que je rédige en coopération avec une autre personne, une femme adorable.
De plus, « Et Dieu créa l’Homme à son Image » étant une pièce de théâtre, j’espère pouvoir la faire jouer un jour.
De très nombreux projets littéraires sont également gravés dans ma tête, il ne me manque que le temps de pouvoir les adapter sur le papier.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Le plaisir de raconter une histoire avant tout. Mais c’est aussi la recherche littéraire. Chaque fois que je travaille sur un nouveau projet, j’ai cette envie d’adopter une nouvelle écriture, un nouveau style.
De plus, il y a une idée derrière chaque ouvrage, une réflexion, un défi personnel. « Et Dieu créa l’Homme à son Image… » tient de cette envie de transformer le Bon Dieu en Mauvais Dieu et d’en faire un être totalement négatif quand Satan devient lui-même un personnage à la fois bon et souffre douleur, tout en évitant de se perdre dans la critique gratuite et inintéressante de la religion.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
En terme de peintures, j’ai deux coups de cœur : Les nymphéas de Claude Monet et La naissance de Venus de Botticelli.
Pour ce qui est du cinema, V pour Vendetta restera ma référence, en particulier pour ce qui est de la symbolique.
Je n’ai pas de Maître en particulier… Mais j’ai une passion grandissante pour les personnages imparfaits et emplis de défauts. Mes préférences et mes influences vont donc souvent se tourner vers ce type de personnages.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Gabriel Deparis ! Il m’a beaucoup aidé concernant la mise en page de ma pièce et ses avis m’ont été bien utiles. Il est celui qui, mis à part moi-même, connaît le mieux « Et Dieu créa l’Homme à son Image… »

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Il fut un temps lointain, très lointain, où je peignais des Wharammers… Désormais, j’écris et je m’amuse à travailler sur du montage et la création d’effets spéciaux, de collectionner des articles de presse, les tickets de caisse… C’est assez changeant mais ça ne m’empêche de rester social et de me plaire en la bonne compagnie de mes amis.

As-tu un blog ou un site ?
Plutôt que de proposer mon blog décédé, je vais plutôt proposer Histoirederomans.com. C’est un forum, qui n’est pas de ma conception, et qui réunit de jeunes plumes pour discuter, commenter et travailler sur l’écriture. Il est ouvert à toutes formes de débats, propose parfois ce qu’on appelle des tables rondes et des réunions et est muni d’une communauté délicieuse.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Ceux qui se permettent de commenter mon attitude ou mon travail gratuitement… Je suis très sensible aux commentaires négatifs qui n’ont pour but que de critiquer ou blesser. Dans la mesure où l’écriture m’a aidé à sortir d’une mauvaise passe, je suis désormais très tatillon sur la critique méchante.
Entre autre, j’ai une sainte horreur qu’on me dise quoi faire ou que l’on dicte ma conduite.

Ta citation favorite ?
« Preuve est faite que visages dévots et pieuses actions nous servent à enrober de sucre le diable lui-même. »

Une qualité et un défaut ?
Je suis têtu, je vais jusqu’au bout de ce que j’entreprends. En revanche, je suis parfois un peu trop « fou » et ai tendance à en faire un peu trop.

Un souhait ?
Continuer de pouvoir m’amuser.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Vous venez de la poser à l' instant.