Interview...

Marie-Charlotte Declève


Pseudo ou nom réel ?
Marie-Charlotte Declève

Où habites-tu ?
Depuis quinze ans, j’habite à Louvain-la-Neuve (ville étudiante où se trouve l’Université catholique de Louvain – site francophone). C’est un choix que je n’ai jamais regretté : la ville est piétonnières, la population est variée (du bébé aux personnex les plus âgées, il y a un mixage de population, on y parle toutes les langues, les activités culturelles sont très nombreuses…). Tous les jours, je me rends à pied au boulot, si possible en faisant le tour du lac (il faut pour cela que je me lève dix minutes plus tôt). J’aime l’allant, les projets, l’entraide et l’animation de cette ville étudiante.

Sucré ou salé ?
Les deux ; c’est selon les jours. Peut-être un petit peu plus sucrée.

WPetite, que voulais-tu faire ?
Je voulais être jardinière dans un grand domaine. J’ai toujours adoré la nature, les paysages, les jardins, les fleurs…

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Il ne s’agit pas de figures historiques et je ne sais pas si je voudrais vraiment leur ressembler, mais j’admire ou j’ai admiré de grands sportifs comme l’alpiniste Lionel Terray (décédé en montagne), Isabelle Autissier (navigatrice) et beaucoup d’autres.

Ton truc contre le stress ?
La marche et la nature. J’adore marcher de longues heures en pleine nature, le plus loin possible du bruit. Cela remet mon esprit et mon âme en état.

Que fais-tu dans la vie ?
Je travaille à l’Institut Iacchos (Institut d’analyse du changement dans l’histoire et les sociétés contemporaines) de l’Université catholique de Louvain. Je suis chargée de l’aide à la publication des ouvrages scientifiques, c’est-à-dire que je les relis au niveau du sens, de l’orthographe et de la grammaire. Parfois, il faut réécrire certaines parties de chapitre, car il arrive que les auteurs soient anglais, espagnols ou italiens et que la traduction française de leur contribution soit un peu trop littérale. Lorsque la relecture est terminée, je mets le manuscrit en page suivant les consignes de l’éditeur choisi pour l’ouvrage.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Quand j’étais petite, je passais beaucoup de temps avec mon grand-père ; nous faisions de longues promenades au cours desquelles il me racontait des histoires. Il aimait écrire et il m’a encouragée à écrire des contes. J’en ai écrit quelques-uns, mais je ne les ai pas gardés. J’avais aussi l’habitude de tenir des carnets de voyage. Je ne les ai pas gardés non plus.

As-tu déjà publié quelque part ?
Non, rien encore.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Non plus.

Pourquoi Chloé des Lys ?
En cherchant des noms de maisons d’édition belges, je suis tombée par hasard sur Chloé des Lys dont le nom m’a tout de suite enchantée. En apprenant qu’il s’agissait d’une équipe de bénévoles et en lisant plus attentivement ce qui était écrit sur le site, je m’étais dit que j’aimerais avoir un avis de leur part… et, youpiiie, vous m’avez répondu, et même accepté mon manuscrit !

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
Tel qu’il a été accepté par Chloé des Lys, l’ouvrage était intitulé Océan, musique et solitude. Le titre a changé et est devenu "Andante", ce qui en musique signifie ni trop vite ni trop lentement, et cela correspond au mouvement que je voulais donner à ce court roman. Le manuscrit comprenait également un petit conte intitulé Le conte de la crevette de la mer du Nord. Il sera publié séparément.
Sur un fond de musique et d’océan, le roman Andante met en scène différents personnages, dont la plupart ont traversé des événements très douloureux, et que le hasard fait se rencontrer dans un petit village en bord d’océan. C’est par l’intermédiaire d’Anna, qui est la joie de vivre personnifiée, qu’ils se retrouvent finalement reliés les uns aux autres et que certains découvrent que le malheur n’est pas le bout du chemin.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
J’ai encore tout à apprendre à ce niveau-là. Je n’ai encore rien fait et je vais donc m’intéresser et travailler sur tous les conseils procurés par Chloé des Lys.

Projets pour la suite ?
Continuer à écrire. J’ai un nouveau roman sur le métier. Quand je travaille à l’UCL, je passe mes journées devant l’ordinateur ; le soir et le week-end, je suis souvent trop fatiguée pour me remettre à écrire et, donc, je n’avance pas très vite. Mais l’envie est là et ne me quitte pas. Dans cinq ans, je serai retraitée et je pourrai m’investir davantage dans l’écriture.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris car j’ai envie de partager des expériences, des rencontres, etc. Je prends souvent des notes dans un petit carnet. J’ai tendance à écrire un premier jet à la main et ensuite je passe à l’ordinateur.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Mes premiers coups de cœur en littérature ont été pour Jean Giono, Marie Gevers, Henri Troyat, Marcel Pagnol, Saint-Exupéry, Herman Hesse, Jorge Semprun, et bien d’autres.
En musique classique, j’aime particulièrement Mozart.
J’adore les dessins de Gabrielle Vincent (notamment ceux sur le désert).
Je vais beaucoup au cinéma, mais je n’aime pas les films fantastiques, de terreur, glauques ou de sciences fiction. Marion Hänsel est une réalisatrice que j’apprécie tout comme, entre de multiples autres, Ken Loach, la réalisatrice libanaise Nadine Labaki, le réalisateur iranien Asghar Farhadi, le réalisateur canadien Denis Villeneuve, ainsi que Clint Eastwood, François Truffaut et certains films de Claude Lelouch.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Ma fille Barbara a toujours été la complice de tous mes projets. Je voudrais maintenant soutenir son projet à elle qui consistera en l’organisation de journées à la découverte de sa région et de ses vignobles, de rencontres avec de sympathiques vignerons qui vous mettront au fait des dernières méthodes de production, de goûter à des vins que vous ne verrez jamais sur les rayons des supermarchés, de devenir plus familiers avec les vins, de parcourir les routes de l’arrière-pays, de traverser des villages typiques, de profiter de longues pauses déjeuners au soleil, de succomber aux délices de la nourriture régionale, de flâner sur les marchés et d’apprécier une vie simple et champêtre aux multiples plaisirs. Adresse-mail : babsbodart@yahoo.fr – le site est encore à construire.

Tes hobbys ?
Musique, dessin, peinture… La marche et les longues randonnées, la natation ; quand j’étais plus jeune, j’aimais dessiner et peindre, mais je n’ai plus eu le temps de m’adonner à cette activité. Je lis beaucoup, principalement des romans, mais aussi des biographies, des nouvelles, des témoignages, des essais. J’écoute surtout de la musique classique, mais j’aime toutes sortes d’autres musiques. J’ai plus de difficulté avec l’opéra et certaines musiques contemporaines trop hard à mon goût.

As-tu un blog ou un site ?
Non, mais je me dis que ce serait sans doute utile si je veux faire connaître mon petit livre.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Le mensonge, la fatuité, l’égoïsme, la méchanceté gratuite.

Ta citation favorite ?
Celle que j’aime pour le moment est une phrase de David Le Breton dans Éloge de la marche : « Qu’importe l’issue du chemin quand seul compte le chemin parcouru. »

Une qualité et un défaut ?
Une qualité : sourire. Un défaut : sans doute un manque de confiance en moi, qui se traduit par une pudeur au niveau des sentiments.

Un souhait ?
L’harmonie dans tous ses états : au niveau de la famille, de l’entourage, des amis, du monde.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Je ne me rappelle pas qu’elle m’ait été posée ; donc, je ne peux pas vous répondre.