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Interview...
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Pseudo ou nom réel ? Nom réel. Et puis, toute ressemblance… etc., etc. Où habites-tu ? Jette, c’est une commune qui a été sympa et qui change. Pas forcément en bien. On ne se dit plus bonjour comme au début, chacun vit replié sur lui-même et les siens. La pression des voitures, des voisins, de l’indifférence, … augmente… Mais ça reste un petit coin somme toute vivable dans notre capitale. Une famille, des enfants… Marié depuis trente-deux ans avec Anne. Cinq fils, déjà trois belles-filles et bientôt un petit-fils ou une petite-fille, c’est pas rien. On s’entend bien, on a envie d’être ensemble, autour d’un bon repas arrosé gentiment d’un vin que nous aimons, Frascati ou Muscadet pour le blanc, Médoc ou Côtes-du-Rhône Villages pour le rouge. Le rosé corse ou espagnol bien sec, pour l’été… Sucré ou salé ? Je pourrais me contenter de l’entrée et du dessert. Donc : salé ET sucré. Que fais-tu dans la vie ? Explique… Je suis artiste-fonctionnaire fédéral. En fait, responsable communication interne dans un service public fédéral. Avoir la certitude d’être payé à la fin du mois en faisant ce qu’on aime, créativité comprise… Le super-pied ! Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ? Il y a trois ans, en rentrant de vacances à Louxor avec des amis. Sur le vol de retour, l’équipage était particulièrement sympa. Une des hôtesses m’a inspiré le personnage de Marissa. Et si j’écris, c’est un peu parce que mon père, qui m’a assisté lors de mon mémoire, une volumineuse traduction littéraire d’anglais en français, m’avait toujours dit que je devrais écrire. Je pensais, jusqu’au moment de passer à l’acte, que je n’avais rien à raconter. Puis mes personnages ont pris le pouvoir… As-tu déjà publié quelque part ? Eh non, je suis un petit nouveau de 55 berges dans l’écriture. Mais j’avais déjà écrit quelques textes quand j’avais 18-20 ans. Je n’en ai pas eu trop honte en les relisant l’an dernier. As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ? A part l’enthousiasme de mes proches pour Marissa (mais l’impartialité à mon égard n’est pas leur caractéristique principale), non. Pourquoi Chloe des Lys ? Un bon feeling en visitant le site, une philosophie qui ne recherche pas le profit à n’importe quel prix, bref, quelque chose de frais dans ce monde de brutes. Puis le franc-parler de Laurent, de vive voix, et du reste de l’équipe, par mail. Quel ouvrage vas-tu publier ? En Angleterre, on appelle cela une « novella ». C’est plus long qu’une nouvelle et peut-être pas tout à fait un roman (moins de personnages, plus d’unité d’action). En résumé : Autour de la jolie Marissa gravitent des personnages profondément humains, porteurs d’un a priori favorable envers leurs semblables. Un accident, un meurtre, un deuil, … ont un jour brisé le cours de leur vie. Pourtant, ces hommes et ces femmes sans importance trouveront dans leurs « bons sentiments », si souvent décriés de nos jours, la force de vivre à nouveau. Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ? Le bouche-à-oreille, une séance de signature au centre culturel, des contacts avec des librairies du coin, avec des profs de français, peut-être. Je pense bientôt ouvrir un blog ou un site, mais je dois d’abord libérer du temps. Des projets pour la suite ? Un autre bouquin en chantier depuis plus d’un an avec l’amplitude d’un roman à part entière. Pourquoi écris-tu et comment ? Une longue semaine de réflexion, un PC correct, mon chien à mes pieds, ma chatte Chartreux sur la table en face de moi, deux bonnes heures d’écriture, souvent quand les autres sont déjà couchés ou pas encore levés. Ensuite, mise au frigo et retravail avant d’intégrer le chapitre dans la version complète. Quand des parties entières sont écrites, ma première lectrice, ma femme bien sûr, me donne son avis, joue l’avocat du diable, sort les dernières incohérences (ou m’oblige à m’y remettre si ce n’est pas assez bon). Pourquoi j’écris ? Pour le plaisir de manier les mots. Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique… Des influences venues plutôt du cinéma, des films comme Four Weddings and a Funeral, Notting Hill, Love Actually, Music and Lyrics (tiens, tous avec Hugh Grant…). En cinéma, mon film culte : Itinéraire d’un enfant gâté, de Lelouch, avec JP Belmondo et le trop rare Richard Anconina. Les coups de cœur en littérature : Ulysse from Bagdad (EE Schmidt), Eldor ado (Laurent Gaudé), Seul le silence (RJ Ellory), Musso en général, Levy parfois, Tonino Benacquista et Didier Daenickx toujours. Chattam, Dan Brown, Vincent Engel, Amin Maalouf, qui se fait trop rare ces dernières années. Bernard Tirtiaux, aussi. En musique : Bach, Haendel, Vivaldi (et tous leurs confrères baroques de la première moitié du dix-huitième) mais aussi en jazz Chet Baker, Diana Krall, Toots Thielemans, que j’ai eu le plaisir de rencontrer… Sans oublier Renan Luce et bien d’autres. En peinture, les impressionnistes (parce que ce sont les seuls que je reconnais à coup sûr, peut-être). Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ? Rares, précieux et discrets, donc non. Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture… A part l’écriture très chronophage, les voyages, la photo, la vidéo « semi-documentaire » en vacances, suivie d’un DVD monté et gravé à la maison, la lecture… Qu’est-ce qui te fout en rogne ? Les gens en retard. La mauvaise foi, l’injustice, la malhonnêteté. Le gaspillage de talent (vous savez, quand on est encore bien plus paresseux qu’intelligent…). Un souhait ? Qu’un inconnu ou une inconnue ait envie de lire mon livre… Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ? Il n’y a pas de question stupide. Tout dépend de la réponse |