Interview...

Jean Dallier


Pseudo ou nom réel ?
Pseudo : Jean Dallier ; nom réel : Johann Paquet

Où habites-tu ? Explique…
Avin, commune de Hannut, prov. de Liège (6 mois/an), Belgique ;
Olmet-Villecun, Hérault, France (4 à mois). Le reste du temps, je suis nomade.

Une famille, des enfants…
Deux fils, quatre petits-enfants

Sucré ou salé ?
Salé.

Petit, que voulais-tu faire ?
Etre AILLEURS.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Je ne veux pas ressembler à qui que ce soit, mais de grands voyageurs et aventuriers-écrivains m’ont fait rêver (J. Kessel, H. de Montfreid, A. David-Néel), mais aussi Hannibal (pas Lecter), Saladin…Figure historique mythique : Don Quichotte.

Ton truc contre le stress ?
L’écriture, l’activité physique, la randonnée

Que fais-tu dans la vie ?
J’ai été enseignant de langues (anglais, allemand), chercheur en socio-économie (relations Nord-Sud), gestionnaire de projets de développement dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie. Je suis retraité, écris, voyage et continue à avoir des activités physiques.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Depuis l’âge de douze ans. Mais je n’ai commencé à garder mes écrits que depuis 25 ans.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ?
J’ai publié des nouvelles (dans : Revue de 813, Nouvelles-Nouvelles, Nouvelles nuits, L’Express, etc.)
Deux roman parus : La mort d’Elif (polar) en 2012 (Edkiro, Aix-en Provence) et Le soleil ailé (anticipation) en 2014 (Amalthée, Nantes).
J’ai aussi publié il y a longtemps un guide sur les Cantons de l’Est, un ouvrage sur le cinéma poststalinien, des études socioéconomiques (en français, anglais, même en khmer)

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Par des nouvelles, oui.

Pourquoi Chloe des Lys ?
WPourquoi pas ? Leur projet éditorial basé sur le bénévolat et l’action volontaire, non le profit, me paraît intéressant.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
La concession Banhine » :un roman d’aventure et d’économie-fiction dont l’action se situe au Mozambique, dans un ancien parc national concédé par le gouvernement à une multinationale agroalimentaire pour le développement de cultures transgéniques et d’agro-carburant sur une grande échelle. Dans le cadre du projet se développe une intrigue parallèle et secrète : la tentative de faire renaître l’ancien empire historique du Monomotapa. Les héros du roman, une jeune agronome mozambicaine et son compagnon de fortune se trouvent entraînés dans des aventures dont ils tentent de contrôler les tenants et les aboutissants. Mais y réussiront-ils ?

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Je suis totalement incapable de me promouvoir moi-même.

Projets pour la suite ?
J’ai terminé récemment un roman historique dont l’action démarre en 1222 à l’abbaye de Malmédy et emmène son héros, un moine copiste et enlumineur, à travers le royaume franc et l’Ibérie jusqu’en Palestine. J’y tiens beaucoup.
Je me suis attelé depuis des mois à une autre roman qui se passe dans le monde des ‘migrants’.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Je le fais par instinct, par besoin viscéral. Même si je ne réussis plus à publier, je continuerai à écrire, à défaut de pouvoir m’en empêcher. J’écris principalement pendant les mois de printemps, hiver et automne, l’été étant réservé à des activités physiques et à la révision de textes.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Après trois ans de réflexion, voici le résultat : étant de langue allemande (jusqu’à douze ans), je n’ai lu dans mon enfance et ma jeunesse que des auteurs allemands (Karl May, Kreins, etc.). Plus tard, j’aurai le coup de foudre pour les poètes symbolistes et surréalistes francophones et romantiques anglais, de romanciers africains, d’une certaine littérature de fiction anglo-saxonne, portugaise (je parle couramment cette langue), etc.
J’ai eu de nombreux coups de cœur au cinéma, mais pour faire bref, J.J. Annaud et son « Nom de la Rose » restent en tête.
Etant daltonien, je ne suis capable d’apprécier véritablement que les peintres daltoniens (p.e. Gauguin, Meryon, Degas, etc.). Mais les peintres troglodytes d’Europe et d’Afrique (surtout ceux dits « bushman ») l’emportent sur tous les autres.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Il y en aurait trop ! Mais j’y réfléchirai.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Comme déjà dit : écriture, voyages/randonnées, bricolage, horticulture ; musique country et hobo (je joue de la musique à bouche) et classique. Nul absolu en dessin, peinture.

As-tu un blog ou un site ?
J’ai jadis créé un blog et y avais mis une série de nouvelles, mais je l’ai fermé. Je suis sur le point de créer un site sur Facebook au nom de Jean Dallier.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La mauvaise foi, l’hypocrisie, la xénophobie.

Ta citation favorite ?
« Quoi qu’il en soit, il n’en est rien ! »

Une qualité et un défaut ?
Intelligence moyenne, mais culture assez vaste, acquise au long de trois à quatre décennies à vivre dans une vingtaine de pays d’Afrique et d’Asie, à découvrir leurs cultures et apprendre une dizaine de langues.

Un souhait ?
Le courage politique.

Est-ce indiscret de te demander si tu crois en dieu ?
Je ne crois pas en un au-delà. L’être humain n’est que ce qu’il réalise concrètement sur terre.

As-tu peur de vieillir ?
Mais je suis vieux (74 ans). Si votre question en cache une autre : as-tu peur de mourir ? Non, je n’ai pas peur, mais j’ai encore des choses à faire…

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
As-tu lu un livre l’an dernier ?