Interview...

Alain Crozier


Pseudo ou nom réel ?
Nom réeel, Alain Crozier

Où habites-tu ? Explique…
LC City, La Clayette. Sortir à Charolles, tourner à gauche, puis tout droit. C'est au sud de la Bourgogne, au nord ouest de Lyon.

Une famille, des enfants…
Thomas, 8 mois.

Sucré ou salé ?
Selon l'heure et l'envie.

Que fais-tu dans la vie ?
Ecrivain ? Artiste ? Le reste n'est qu'alimentaire…

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J'ai commencé en 1990 à écrire des textes de chansons… en anglais. 1994, la lecture de "Demande à la poussière" de John Fante, puis les nouvelles de Bukowski, me donne l'envie d'écrire, sous la forme de nouvelles et récits, et de tenir aussi un carnet de bord.
En 1999, j'aborde la poésie moderne après la lecture de Wilderness de Jim Morrison. Je découvre alors une autre poésie, qui colle à moi...
Depuis, j'ai appris à laisser reposer les textes plusieurs années s'il le faut, avant de les retravailler. Je ne pensais pas faire ce long travail invisible un jour.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
Deux livres de poésie : La cité des clés (Jacques André Editeur- juin 2007) et Les cités magnétiques (Jacques André Editeur- février 2010)
En revues : publication de poèmes, nouvelles et divers écrits dans les revues et anthologies 2000 Regards, Ambition Chocolatée & Déconfiture, Art' en-Ciel, L'ascaris, Aujourd'hui Poème, Axolotl, Bastet, Cahiers de Poésie, La Cigogne, Comme en Poésie, Intervention à haute voix, La Lettre De Sortie, La plume et le cœur, Libelle, L’œil de Fennec, Mauvaise Graine, Mots A Maux, N4728, Ouste, Poèmes Epars, Portique, Traction Brabant, Verso, et des aphorismes dans L’œil de Fennec, Microbe, Comme en Poésie...

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Un prix non, je ne suis pas une bête de concours, et je trouve que les compétitions doivent être réservées aux sports. Le jugement sera toujours subjectif, dépendra de personnes, du temps, tandis qu'on est sûr que le vainqueur du 100 mètres est celui qui arrive le premier.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Pour l'aventure, l'expérience, l'ouverture, pour la philosophie de la maison, et parce que j'en ai souvent ras le bol de cette France cadenassée. Surtout dans le domaine des arts, lettres, musiques.

Quel nouvel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
"Blondes Obscures", poésie. Après la ville dans les deux premiers livres, j'aborde le thème non épuisable de la femme, ou plutôt des femmes.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Au début, en envoyant des textes à des revues, suivant des conseils. De fil en aiguille, le réseau se tisse, l'araignée fait sa toile, notamment sur le net.

Des projets pour la suite ?
Deux ou trois livres de poésies à publier après "Blondes obscures"… retravailler les nouvelles pour en faire des recueils, mon projet musical personnel (expérimental), et matérialiser quelques idées d'arts plastiques.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pour m'exprimer, par besoin, et pour partager. J'écris les poèmes sur un carnet avec un stylo, tandis que les nouvelles, récits, journal, sont essentiellement faits sur l'ordinateur, après souvent une prise de notes ou d'idées sur un carnet. J'ai toujours un carnet sur moi et un stylo…

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
En littérature : comme livres, Wilderness et l'intégrale de James Douglas Morrison en poésie, La Maison des feuilles, Microserfs.
Comme auteurs, Barjavel, Coupland, Corso, John Fante, Beat Generation, Bukowski, Valérie Rouzeau, Walt Whitman, William Blake.

En cinéma, les réalisateurs cultes : Tim Burton, Freres Coen, , Woody Allen, Truffaut, Jim Jarmush, Sofia Coppola, Georges Lautner, Pierre Granier-Deferre.
Les acteurs cultes : Johnny Depp, Vincent Gallo, Jean-Pierre Leaud, Bill Murray, Jean Gabin, Lino Ventura, Patrick Dewaere, George Clooney
Les films cultes : Lost in translation, Arizona Dream, Deadman, Buffalo'66, Broken Flowers, 1000 Milliards de dollars, Coup de tête, La meilleure façon de marcher et pêle-mêle : films français années 60-70, dialogues de Michel Audiard, road movies...

En arts plastiques : readymade, assemblage, collage, pop art, action painting, anti-art, art brut, Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol, Jackson Pollock, Willem de Kooning, Marcel Duchamp, Arman, Louis Pons, Claes Oldenburg, Richard Hamilton, Roy Lichtenstein, Jasper Johns, Keith Haring, Robert Indiana, Robert Rauschenberg, Bruce Nauman...

En musique : Air, Pink Floyd, Bords of Canada, Au revoir Simone, Polnareff, Vincent Gallo, Bregovic, musiques de film, instrumentale, pop année 70

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Alain Wexler, qui dirige la revue Verso, et Louis Dubost qui dirigeait la maison d'édition Le dé bleu. C'est avec leurs conseils que j'ai progressé dans le domaine de l'écriture et notamment de la poésie. Je pense souvent à certaines de leurs remarques: la poésie peut-être dans un film, une musique, un tableau. Il y a une différence entre un livre de poésie et un recueil de poésie, un livre impliquant une certaine unité.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je ne sais plus ce qu'est un hobby, par manque de temps. Musique, dessin, peinture, sont des projets.

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
Pas de blog, mais un site avec un journal à l'ancienne. On y voit mon parcours en écritures, musique et art plastiques. Avec des liens précis pour voir et écouter, lire. www.alaincrozier.com

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Le système.

Un souhait ?
Arriver à tout faire ce que j'ai à faire avant de calancher.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Celle-ci ? Peut-être.