Interview...

Marie Cormon


Pseudo ou nom réel ?
J’utilise un pseudo pour préserver ma liberté de retourner ma veste chaque fois que cela m’arrange. Je laisserai donc ma photo de l’autre côté du miroir.
Par contre, j’attache beaucoup d’importance à la “peinture “ qui illustre la couverture de mon livre. Elle m’a été offerte par quelqu’un qui a quitté notre monde. J’aurais voulu qu’il sache que ce monde me paraît moins beau en son absence.

Où habites-tu ?
J’habite à la campagne, je m’y délecte des saisons qui passent.

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis retraitée et donc parfaitement libre de mes occupations qui, elles, sont limitées par mes moyens.

Quand as-tu commencé à écrire ? Pourquoi ?
C’est un désir qui remonte à mon enfance. Je l’avais mis en réserve.
Bien sûr, j’ai écrit nombre d’historiettes avec mes élèves, au long de ma carrière d’institutrice. J’en ai souvent été récompensée par de larges sourires.
Le temps a passé. C’est maintenant ou jamais que je dois matérialiser mes désirs raisonnables et l’un des plus anciens est d’écrire.

Pourquoi Chloé des lys ?
Parce qu’ils m’ont accueillie. Sans le dynamisme et l’efficacité de cette équipe, je n’aurais pas réalisé mon rêve. Merci à tous.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
J’ai écrit un roman et bizarrement, pendant que je l’écrivais, il n’a pas tout à fait évolué comme je l’avais prévu. C’était donc très gai. Une véritable aventure en pantoufles.
J’ai planté le décor dans une école, puisque je connais bien ce milieu. J’y parle de la difficulté de vivre ensemble, de l’importance de nos rencontres, du choc et des influences entre des personnalités différentes, des interprétations multiples que l’on peut accorder à des faits. J’y parle aussi des enfants que nous regardons et qui nous regardent.

Que signifie la page de la couverture de ton livre ?
Voici la peinture qui me fait rêver. Cette barrière est ouverte. Faut-il la franchir pour aller vers la maison ou pour en sortir ?

Projets pour la suite ?
Un autre roman stagne dans ma tête, il faut que je l’en sorte avant qu’il ne s’enlise.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris pour me réfugier dans un monde imaginaire. Là, rien ne pèse sur moi, même pas les affres de ma conscience. J’écris aussi parce que j’aime la musique des mots.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
J’aime la peinture de Dali, les romans de Jean Giono, la musique de Mozart, le cinéma, y compris celui que je ne rate pas une occasion de me faire.

Tes hobbys ? Musique, peinture, dessin…
Je ne chante que dans l’intimité de ma salle de bains, je suis incapable de me vernir les ongles avec précision et le moindre croquis que j’ose exhiber déclenche une avalanche de questions.
Mais mes pieds ! Ah mes pieds ! Je leur dois bien du plaisir. Non pas que je permette que l’on joue avec, mais ils sont capables d’avaler béatement des kilomètre avant que des ampoules clignotent dans mes chaussettes.

As-tu un blog ? Adresse ?
Je n’ai pas de blog. J’ai une adresse mail : mariecormon@skynet .be. J’espère que cette adresse m’apportera des ondes bénéfiques.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La négation de la liberté d’autrui et mon autocritique que je fais plusieurs fois par jour.

Ta citation favorite ?
« La peur n’enlève pas le danger », mais aussi « Attention, il va pleuvoir des arbalètes ».

Un souhait ?
Voir une soucoupe volante atterrir dans mon jardin secret.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Je souhaite qu’elle soit encore à venir et que je puisse y apporter réponse. Allez savoir !