Interview...

Amélie Colelli


Pseudo ou nom réel ?
Je n’ai pas de pseudo. Je me nomme tout simplement par « mes nom et prénom réels » : Amélie Colelli

Où habites-tu ?
J’ai toujours habité à Paris. J’y suis même née. J’ai cependant vécu 1 an en Espagne, et 4 ans à Strasbourg dans l’Est de la France.

Une famille, des enfants…
Je suis mariée (encore… pour l’instant) et j’ai deux enfants, une fille et un garçon, le choix du roi en somme !

Petite, que voulais-tu faire ?
Quand j’étais petite, je voulais être paysagiste la journée et poète le soir, après avoir voulu être boulangère, mais ayant compris que ma balance n’y résisterait pas… Vous aurez donc compris que je suis plus sucré que salé

Que fais-tu dans la vie ?
Après des études de philosophie et différentes expériences professionnelles qui ont pu me faire paraître schizophrène, quoi que la philosophie mène à tout à condition d’en sortir, (prof de philo, webmaster, chargée de communication…), je suis pour finir devenue gestionnaire en ressources humaines à l’Office National des Forêts.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
A vrai dire, de mon enfance à aujourd’hui, je n’ai jamais cessé d’écrire. Cette passion pour l’écriture s’est d’abord incarnée dans la poésie, avant de se métamorphoser peu à peu dans le roman, après un détour par la dissertation et la recherche en philosophie.
Pour ce qui est du roman La débutante, son idée m’est venue alors que je suivais des cours de philosophie de l’art en licence de philosophie. Je me suis dit, un jour, je romancerai cela. Ce jour est venu, 4 ans plus tard, alors que j’arrivai en parachute à Strasbourg, cette ville fort sympathique à la météo glaciale. L’écriture s’est par ailleurs nourrie de la fréquentation assidue de La Lune en Parachute, une association d’art contemporain à Epinal, pour laquelle j’écrivais pour mon plaisir des critiques d’art. L’écriture s’est enfin poursuivie à Paris 4 ans plus tard et ce, pendant 4 ans encore.

Pourquoi Chloe des Lys ?
As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Pendant 8 ans, entre mes CDD, ma vie de famille, mon mariage et mes bébés, j’ai écrit ce roman, produisant des chapitres que je supprimais complètement d’une année sur l’autre et auxquels j’en substituais d’autres. Un jour de décembre 2013, je l’ai envoyé à Chloé des Lys, en me disant : Pourquoi pas ?
Alors que l’année 2014 s’écoulait, je me suis recentrée sur l’écriture de critiques d’art, et j’ai créé à cette occasion un blog www.articlesdart.com afin de les y publier. Pour l’anecdote, cela a permis à un artiste de me retrouver et de me signaler qu’il avait publié dans sa monographie la critique que je lui avais consacrée des années plus tôt.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
Ce blog sera un moyen complémentaire pour communiquer sur La débutante, ce roman qui met en scène une jeune fille qui, pour entrer dans le monde de l’art devra aussi se faire aux jeux de la société. Elle en perdra peut-être son âme ou sa véritable quête. Qui sait ?

Projets pour la suite ?
Vivre de l’écriture et en particulier de l’écriture sur l’art

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris car cela me nourrit, car cela fait sens pour moi, car cela me plaît et me détend, car cela me permet de trouver du sens, de comprendre ce qui est et ce que je vois. Le sens vient par l’écriture, et l’écriture appelle l’écriture. Ecrire, c’est étreindre le monde, et ainsi le maîtriser, c’est y rester debout.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Vous aurez compris que l’art est mon hobby et en particulier l’art moderne et contemporain. Par ailleurs, à la suite des influences qu’ont pu exercer sur ma pensée plusieurs philosophes et poètes de Platon à Baudelaire, j’ai eu un coup de cœur certain en littérature en découvrant les romans de Danielle Sallenave, et notamment La vie fantôme

Ta citation favorite ?
« L’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art. » Robert FILLIOU
L’art, qu’il soit peinture, littérature, sculpture…, nous ouvre les yeux sur le monde dans lequel nous vivons et sur ce que nous sommes. Il est aussi dans l’immanence ce qui nous ouvre à la transcendance, à un au delà dont nous serions épris, quelque soit sa nature et ses infinis contours.

Est-ce indiscret de te demander si tu crois en dieu ?
Non ce n’est pas indiscret, et je te répondrai par l’affirmative en précisant que cela me permet aussi de croire en moi et à la vie.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Juger sans prendre le temps d’analyser et de comprendre m’énerve particulièrement, et ce, d’avantage encore quand je m’y surprends moi-même.

Une qualité et un défaut ?
Complexe d’infériorité oblige, je n’ai que des défauts et vous n’avez que des qualités !

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Pourquoi la philosophie ?

As-tu peur de vieillir ?
Je n’ai pas peur de vieillir. J’ai juste peur de la mort qui arrête tout, ou presque, et qui, advenant trop tôt, m’empêcherait de faire tout ce que je voulais faire dans le vie.