Interview...

Lionel Cieciura


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel, je ne vois aucun intérêt à me cacher derrière un pseudo. Et puis franchement, je serais vraiment vicieux de prendre « Cieciura » comme pseudo, non ?

Où habites-tu ? Explique…
Je vis aujourd’hui à Toulouse. Je suis né à Bruxelles mais suis parti en Asie à l’âge de 21 ans. Je suis rentré quinze ans plus tard. J’aime Bruxelles, mais si le crachin et la grisaille peuvent avoir un certain charme, je ne le sentais pas trop après tout ce temps passé sous les tropiques. Toulouse est une jolie ville, le climat y est agréable et puis elle est idéalement située : nous sommes à une heure de la montagne et une heure et demie de la mer.

Une famille, des enfants…
Séparé et père du plus beau petit garçon du monde.

Sucré ou salé ?
Je suis un bon vivant, j'aime le sucré, le salé et le pimenté, en plus.

Petit, que voulais-tu faire ?
Je me souviens avoir voulu être berger car j’aimais la montagne, avant de réaliser que trouver une bergère ne serait peut-être pas chose aisée. Puis biologiste, milliardaire. Plein de choses en fait…

Un souhait ?
Je trinque toujours à la paix dans le monde. C’est marrant et ça ne sert à rien !

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis commerçant, j’ai ouvert un magasin de meubles et d’objets de déco à Toulouse. Comme j’ai aussi une petite usine de meubles en Indonésie, on peut dire que je suis dans l’import-export ! Ça me plaît beaucoup, mon métier me permet de voyager pas mal.

Ton truc contre le stress ?
Je ne stresse pas, ça ne sert à rien.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Adolescent, je n'étais pas trop mauvais en rédaction, en tout cas, j'y prenais plaisir. J’écris pour garder une trace, parfois aussi pour organiser mes idées, mais avant tout, j’aime ça ! Les souvenirs sont très importants car à la fin c'est tout ce qui nous reste ; tu peux tout perdre, on peut tout te prendre mais pas tes souvenirs. Il ne faut pas vivre dans le passé sinon on tombe dans la nostalgie et on n'avance plus, donc on n'en crée pas de nouveaux. Ors, c'est grâce aux souvenirs qu'on évolue, qu'on grandit. Donc les écrire est une manière de ne pas les oublier.

As-tu déjà publié quelque part ?
Non, jamais.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Ben… non, par la force des choses.

Pourquoi Chloe des Lys ?
J’ai envoyé mon manuscrit à plusieurs maisons d’éditions en même temps, la plupart m’ont renvoyé le manuscrit sans l’avoir lu sauf peut-être la page de résumé que j'avais joint (je m’en suis rendu compte à l’absence de plis sur la couverture du manuscrit) ; CDL m’a lu, corrigé et accepté. Et j'en suis très content.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Une autobiographie. C’est autant un livre de voyage qu’un récit d’aventure, ou encore un roman d’apprentissage puisque c’est le passage d’un jeune homme à l’âge adulte.
Pour résumer, en 1988, un événement me fait passer à côté de la mort et ma conception de la vie change complètement : je décidai de vivre sans contrainte et suivant ma seule volonté. Si la mort devait me surprendre je voulais ne rien avoir à regretter.
Je suis parti voir le monde. Ce n’était pas tant la destination qui comptait mais le voyage... et c’est le début d’un voyage extraordinaire qui durera une quinzaine d’années. Les derniers hippies en Inde, les hauts plateaux tibétains, les rudes trekkings au Népal…?Je découvre la vie simple sur des îles paradisiaques, et celle plus dangereuse des jungles birmanes et laotiennes parmi les tribus primitives qui les peuplent, les rebelles aux combats oubliés et les trafics en tout genre.
J’échappai à un accident d'avion en Indonésie, à une attaque à main armée au Cambodge, négociai un contrat de trois millions de dollars en Inde, jouai dans un film de guerre au Vietnam...?J’appris à m’adapter à tout, y compris à déjouer les pièges de la corruption et de la violence dans certains pays.
J’ai vécu intensément et comme je le souhaitais ; j’ai vu et vécu ce qu’un touriste ne verra ni ne vivra jamais. Il y eu beaucoup de joies, quelques peines, du danger, des filles, des fêtes...

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
J'ai ouvert un site internet et un compte face book, j'ai listé les blogs et les sites dans le domaine du voyage qui seraient susceptibles de parler de moi ; j’ai recensé tous les magazines de voyages pour les contacter le jour de la sortie du livre, plusieurs librairies m’ont proposés de faire des séances de dédicace, j’ai repéré les salons qui pourraient être intéressants. Je suis aussi en contact avec pas mal de journalistes. Bref, lorsque le livre sortira, je ne serai pas prit au dépourvu, j’aurai déjà un certains nombre de pistes exploitables. Je compte aussi sur les échanges d’expériences avec les écrivains de CDL car en fait, j'ai tout à apprendre !

Des projets pour la suite ?
Beaucoup, toujours, mais j’aime aussi laisser venir les choses, saisir ma chance quand elle passe.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Sur mon blog, je prépare un article où j’explique la genèse de mon livre. Au début, il n’était pas question pour moi d’être publié… c’est assez marrant.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
J’aime les romans historiques (Michener, Follet, Uris, Lapierre et Collins...) et puis les livres d’aventures et de voyages. Je viens de finir Shantaram de Gregory David Roberts que j’ai adoré. Je suis également un grand amateur les bandes dessinées.
Le plus important pour moi, c’est l’émotion que le livre suscitera, il doit m’emmener avec lui, me faire rire, pleurer, me passionner, me faire réfléchir ou mieux encore, me faire changer de point de vue…
J'ai un faible pour les films d'actions ; en ce qui concerne la peinture, j'adore les Nymphéas de Monet quant à la musique, je suis très pour l'éclectisme (comme disaient les inconnus), mais je suis tombé amoureux des canons de Pachelbel.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
L'amitié fait partie des choses les plus importantes dans ma vie ; en plus, aujourd'hui, la durée s'y ajoute et quand je vois dans les yeux de mes amis de 15, 20, ou 25 ans le même plaisir que nous avons à nous retrouver, c'est formidable. Par contre la pudeur et la discrétion en font partie et cela ne regarde personne d'autre.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
J’aime le sport en général, plus particulièrement ceux qui se pratiquent en montagne (été comme hiver), la photo, la lecture, l’écriture…

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
J'ai crée un site internet (www.conseils-de-voyage.com). Le but est évidement de présenter le livre, mais je ne me voyais pas juste y faire la promo ; comme on me demande souvent des conseils pour voyager, je me suis dit que j'allais y partager mon expérience et mon amour pour les voyages.
J’y propose des conseils que j'aurais aimé recevoir avant mon départ en tâchant d'aller au delà des conseils de base (combien de paires de chaussettes doit-on emporter...). Chaque conseils est relié à un extrait du livre ; donc, c'est du vécu. Certains extraits sont inédits. On y trouve aussi pas mal de photos, qui complètent et illustrent le livre.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Les gens qui se plaignent tout le temps, qui sont incapables de voir le côté positif des choses.

Ta citation favorite ?
Les seules choses que l’on rate sont celles qu’on ne tente pas.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Il y a plus de réponses stupides, à mon avis…

Portrait chinois
Si tu étais...
Une ville
Luang Prabang au Laos, c’est la plus belle ville qu’il m’ait été donné de voir.
Un livre
Oro de Cizia Zikë, il fait partie de ces livres qui ont influencé ma vie au point de la changer.
Un animal
Une éponge, pour prendre ma douche avec de jolies femmes.
Une arme
Un mot.
Une drogue
L’opium ! A mes yeux, rare sont les mots emprunt d’un tel romanesque ; peu évoquent autant en moi l’aventure, la jungle, la piraterie, le mystère.
Un mot
Lapis-lazuli, je trouve sa sonorité très belle.
Un bruit
Le vent dans les feuilles d’un chêne sous lequel je fais une sieste en été.
Une saison
Le Printemps, sans doute, car il annonce les beaux jours.
Un plat
Une assiette de spaghetti préparé par ma maman.
Un film
Je suis passionné par le cinéma Turc d'avant garde des années quarante... Nan, je plaisante !
Un super héros
Je trouve Robin des Bois très sympathique.
Une série télé
Dexter pour ses rebondissements et l'intelligence de son écriture.
Une citation
Le voyageur ne sait pas où il va, le touriste ne sait pas où il est.