Interview...Bruno Charrier


Pseudo ou nom réel ?
Jusqu’à preuve du contraire, c’est bien mon nom réel. Je sais, plusieurs ont le même prénom et le même nom que moi, alors, on peut tout à fait se poser la question de savoir si mon prénom et mon nom me sont bien réels, mais bon, c’est ainsi que m’appellent les gens qui me connaissent, alors pourquoi ne le serait-il pas un peu !

Où habites-tu ?
A Tournai. Ville que je ne connaissais pas il y a encore trois ans. Eh ! Oui, j’ai rencontré mon amoureuse à Bruxelles, elle est de Tournai et voili-voilou…

Une famille, des enfants…
Des enfants ? Je croyais que c’était une espèce qui avait définitivement disparu, non ?

Sucré ou salé ?
Personnellement, j’aime beaucoup quand le sucré et le salé se rencontrent. Par exemple, quand le chèvre rencontre la pomme, quel moment érotique !

Que fais-tu dans la vie ?
J’aime mon amoureuse, à part ça… eh ! Bien, je fume, je bois, j’écris, je lis et je joue ( du théâtre ).

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
A l’âge de quinze ans environ. J’étais nul en français. Quand je dis nul, je veux dire vraiment nul. Pour essayer de me faire progresser, un prof de français m’a proposé que je me mette à écrire mon journal intime. J’avoue que l’idée du journal intime ne me plaisait pas beaucoup, parler de la vie de tous les jours tel quel ne m’attirait pas. Par contre, l’inventer, la réinventer… plus. Alors, il m’a dit d’écrire des petits textes, de la poésie… j’ai accepté et depuis je ne peux plus me passer de l’écriture.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
En 2004, j’ai obtenu le prix d’encouragement à l’écriture de la DMDTS du ministère de la culture français pour ma pièce « Reportage » ( Pièce autant réaliste que surréaliste )

Pourquoi Chloe des Lys ?
C’est une maison d’édition qui est ouverte, honnête, sincère, combative, en un mot vraie ! Elle est un îlot qui nous fait croire que l’espoir est encore possible dans ce monde de merde. C’est grâce à ce style de maison d’édition que la littérature garde une petite chance de rester en mouvement. Ce n’est pas une maison d’édition sclérosée !

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
Le premier ouvrage ( déjà publié ) est un recueil de poèmes, il s’intitule « On est les allumés, baby… » Voilà ce qu’on pourrait en dire : « Myriade poétique traçant le chemin d’un homme qui aimerait ne pas vivre que dans ses rêves et dans sa solitude empreinte de souffrances alcoolisées ».
Le deuxième ouvrage ( en cours d’impression ) est un recueil de poèmes et de textes , il s’intitule : « J’ai minuit passé »
La première partie parle d’un homme qui aimerait bien retrouver une fille qu’il n’a vu qu’une seule fois, mais hélas, dont il est tombé amoureux. Les autres textes… eh ! Bien, d’alcool, de perdition, de solitude ( avec tout de même une certaine fantaisie ). Oui, j’aime bien dans ma recherche d’écriture essayer d’entendre la beauté, le chant qu’il peut y avoir dans la perdition.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Prochainement, je compte dire et mettre en espace un certains nombres de mes poèmes ( accompagné de mon amoureuse à l’accordéon ).

Des projets pour la suite ?
Je n’en manque pas. Enfin voilà, je verrai bien. Peut-être des projets que je ne connais pas encore.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pourquoi j’écris ?
Question bien trop dangereuse ! Je ne préfère pas encore mettre des mots là-dessus, je risque de bien trop me perdre, de ne pas être d’accord avec moi, de m’engueuler, de me taper dessus et ça ne me dit rien.
Comment j’écris ?
Un truc que j’aime bien, c’est jouer avec la langue pour me personnifier la réalité. Sinon, j’ai horreur avant de commencer à écrire, que ce soit une pièce ou bien un poème, de me faire un plan.
J’aime ne pas savoir où je vais, au risque de me perdre. Et je déteste devoir obéir ! Alors si jamais je décidais de faire un plan, je partirais de toute manière en hors-sujet. Et pour pouvoir respirer ce que j’écris, j’ai besoin de ce vertige : l’inconnu !
Ensuite, dirais-je, je ne cherche pas à plaire ( même si je préfère quand ce que j’écris plaît ). Je ne me pose pas cette question que je trouve castratrice : « Est-ce que les gens vont accrocher ? » Non, la question que je me pose quand je décide de partager une de mes pièces ou un de mes poèmes est : « Est-ce suffisamment honnête et vrai ? Ai-je véritablement envie de défendre ce texte ou non ? » Voili-voilou.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Mes premières influences sont le dadaïsme, le surréalisme et la commedia del arte.
Mes maîtres ? J’aime beaucoup Jacques Prevel, Jacques Prévert, Germain Nouveau, Henri Michaux, Artaud, Alphonse Allais, Allain Leprest, Bernard Dimey, Bukowski, John Fante, Verlaine, Alfred Jarry, Georges Bataille, Beckett, Molière, Koltès, Garcia, Kantor, Colette, Hélène Cixous, Francis Carco, Hermann Hesse… Mon dernier coup de cœur est un roman intitulé « Firmin » écrit par un certain Sam Savage. L’histoire d’un rat amoureux de la littérature.
Un des films qui me parle le plus est « La maman et la putain » de Jean Eustache avec le génial Jean-Pierre Léaud.
Quant à la musique, j’aime beaucoup la chanson française ( Allain leprest, Henri Tachan, Jean Vasca, Brel, Michèle Bernard, Yvan Dautin, Yves Jamait, Jacques Higelin…). J’aime bien le jazz aussi ( surtout en concert ), la musique classique et les Doors.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Quand je suis insomniaque et que je n’ai qu’une envie c’est de dormir, ça, ça me fout vraiment en rogne. Vous pouvez me croire ! D’ailleurs, tout le monde en prend pour son grade quand ça me tombe dessus.

Un souhait ?
Savoir jouer du violon.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Et ta santé, t’en prends soin ?