Interview...

Sylvia Chamis


Pseudo ou nom réel ?
Pseudo. Je vous ai déjà révélé tellement de choses sur moi dans mon livre… Inutile d’y joindre mon état civil !

Où habites-tu ?
J’habite depuis toujours à Paris. Une ville ouverte, multiple qui me ressemble. Trop de monde souvent mais riche de tous ces rencontres possibles…

Une famille, des enfants…
Un mari, des enfants et beaucoup de copains d’horizons différents. Une famille éparpillée dans le monde.

Sucré ou salé ?
Les deux bien sûr. C’est en mélangeant qu’on obtient les saveurs les plus subtiles.

Que fais-tu dans la vie ?
Mon boulot m’occupe beaucoup. Je suis Responsable des Ressources Humaines dans une grosse boîte. C’est pour ça que j’ai un poste d’observation idéal pour observer les gens. Je recrute, je gère le « climat social » (comme on dit), arbitrant entre les attentes des gens et la nécessaire réalité. J’applique le code du Travail et les accords de l’entreprise. J’aime et je crois en ce que je fais . Je pense que les individus ne peuvent rien seuls mais que c’est dans leur interaction qu’ils se révèlent. Réussir à faire travailler les gens entre eux, c’est comme de la magie. Quand ça prend, c’est énorme !

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
’ai toujours tenu un journal. Mais ça ne parlait que de moi et cela a fini par me lasser. J’ai voulu raconter la vie des autres. Il y a cinq ans, j’ai eu une période professionnelle très creuse. J’en ai profité pour commencer mon roman qui se passe dans le monde de l’entreprise.
Du coup, mes journées sont devenues passionnantes car mon quotidien est devenu une formidable source d’inspiration. J’écrivais pendant les moments calmes, comme une deuxième vie professionnelle en creux. Mes personnages m’apparaissaient parfois comme aussi vivants que mes collègues, parfois davantage d’ailleurs.

As-tu déjà publié quelque part ?
Non, c’est mon premier roman.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
La seule reconnaissance littéraire que j’ai eu pour le moment est le retour de mes proches sur le livre. Mais c’est surtout mon plaisir (je me suis réellement amusée en l’écrivant) qui est ma reconnaissance. Pour moi, l’acte d’écrire doit être joyeux, comme une bonne histoire qu’on raconte à ses potes à une soirée.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Je ne l’avais envoyé qu’à 5 éditeurs dont Chloe des Lys dont l’éthique sur leur site m’avais conquise. Et qui a été le seul à me faire confiance. Merci !

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
Il s’agit d’un roman qui se passe dans le milieu industriel. Très réaliste sur le monde professionnel dans l’industrie où tout le monde se retrouvera : cadres, patron, ouvriers….C’est drôle (enfin, j’espère !) et l’histoire est entraînante avec plein de rebondissements.
Trois personnages (une trentenaire angoissée par un célibat qui dure, un ingénieur amoureux de sa jeune cubaine, un idéaliste aigri) deviennent des cibles faciles pour le séduisant Gabriel. Il se servira d’eux pour s’introduire dans l’usine Stahlco d’Uckange.
Mais dans le monde de l’entreprise, rien ne se passe jamais comme prévu. Leur complot sera perturbé par plein d’événements qui se passeront sur une journée. Je n’en dis pas davantage pour pas retirer le suspens qui est censé te tenir jusqu’à la fin.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
J’ai créé mon groupe sur Facebook (Les « Happy few ») et mon profil existe.

Des projets pour la suite ?
Continuer à vivre et chercher dans le quotidien des sources d’inspiration. Je n’écrirai un second bouquin que si j’en sens l’envie et le plaisir.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris d’abord par plaisir, pour le bonheur de faire vivre les personnages que j’ai dans la tête. Ces personnages (dans mon livre Sylvia, Pascal, Roger…) vivent une histoire mais portent un message qui est le mien. C’est le portrait d’un monde où chacun se berce d’illusions, se raconte plein d’histoires (l’ambition de carrière, l’amour, le projet d’entreprise, l’action politique..) devenant de ce fait des cibles pour les manipulateurs de tout poil.
A côté de cette naïveté érigée en système de valeur, il règne un individualisme et un cynisme forcené de chacun pour défendre son petit idéal, au risque de piétiner les copains autour… Et c’est en fait toute cette histoire que je raconte dans mon livre.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Je veux parler de Nica Stapel, créatrice d’un site de fringues de grandes tailles sur le net. Elle en avait marre que la mode s’arrête à la taille 44 alors que 50% des femmes s’habillent sur des tailles supérieures . Et elle a offert à toutes ces femmes l’accès à des Marques de fringues à la mode. Le plus sympa, c’est que ça marche. Chapeau à ceux qui font ce qu’ils pensent, sans en parler…

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Les bons sentiments, les idées simples, la réduction de notre monde à celui des Bisounours… Du genre (vous allez les reconnaître) les gentils salariés et les méchants patrons ; les femmes dominées et les salauds de mecs ; les immigrés sympa et les cons qui vivent sur leur palier ; les cyclistes écolos et les bagnoles ; je peux en citer des milliers. Une fois pour toutes, les problèmes sont complexes et appellent des analyses nuancées et un peu de boulot de réflexion. Donc, je m’énerve dès que j’entends des jugements à deux balles sur tout !

Un souhait ?
Que les gens rient et aiment mon livre, bien sûr.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
« C’est de quelle origine, ton nom ? » Je déteste qu’on me pose cette question…Comme si j’étais un vin ou un fromage dont la terre produit la saveur….