Interview...

Emma Casanove


Pseudo ou nom réel ?
J’utilise un nom de plume, cela me permet de dissocier ma vie d’auteur de ma vie privée, par exemple sur les réseaux sociaux.
L’idée de pouvoir choisir mon nom d’auteur me plaisait, aussi ! Mon pseudo n’est cependant pas sans lien avec mon identité puisque j’ai repris le nom de ma famille.
J’ai choisi Emma en référence à deux héroïnes de la littérature : Emma Bovary (Madame Bovary, Flaubert) et Emma Woodhouse (Emma, Jane Austen).

Où habites-tu ?
Je vis en France, en province, près de la côte. Je préfère la vie loin de la capitale où j’ai vécu plus jeune.

Une famille, des enfants…
Des enfants qui partagent mon côté « artiste » ! Et qui observent avec curiosité cette maman qui va être publiée.

Sucré ou salé ?
Euh…les deux ! Je suis gourmande, j’aime les desserts, le chocolat, mais aussi le fromage (le vrai, au lait cru). Mais avant tout, je raffole des plats exotiques, épicés, et tout particulièrement de la cuisine créole.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
A l’adolescence, une nouvelle, un journal intime pendant des années, des poèmes.
A l’âge adulte, plusieurs tentatives avortées d’écriture de romans. Je n’allais pas au bout.
Et puis, en 2009, une plaisanterie avec un ami, un « Je vais écrire un livre ! », et je me suis lancée. Et là, impossible de m’arrêter, les mots coulaient à flots sous mes doigts sur mon clavier. Ecrire est devenu une nécessité absolue, comme si j’avais eu ce besoin étouffé en moi depuis toujours.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Vu la difficulté à se faire publier, notamment pour un premier roman, j’ai songé à chercher au delà des frontières. J’ai aussi croisé sur un forum d’écrivains un auteur de chez CDL, et ce qu’il en a dit m’a plu.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
Cette question n’est pas si facile.
"Cactus Orchidée" est une fiction. Le cœur de l’intrigue, ce sont les relations affectives qui se tissent entre un petit groupe de personnages atypiques, qui sont à un tournant de leurs vies. On partage leurs doutes, leurs quêtes, leurs violences intérieures.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
Pour l’instant, je débute. J’utilise les réseaux sociaux, Facebook et Viadéo, pour rencontrer d’autres auteurs, me créer un réseau. Je suis aussi entrée en contact avec des libraires dans ma ville.
Prochaine étape : me créer un site web ou un blog d’écrivain, je réfléchis en ce moment à la forme à lui donner.

D'autres projets pour la suite ?
Mon second roman est en route, il est très différent de "Cactus Orchidée", et j’ai déjà en tête le sujet du troisième !

Pourquoi écris-tu et comment ?
Ecrire, c’est salvateur pour moi, c’est un besoin.
Mon ordinateur est l’outil le plus important de mon quotidien ! Je suis obsédée par la peur de le perdre ou de me le faire voler. J’écris aussi sur des cahiers quand je suis en vacances et que j’ai renoncé à l’emporter.
J’écris surtout le soir, tard, isolée dans mon bureau, quand la maison est silencieuse. Mais j’écris aussi à tout moment dans ma tête !

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature et peinture ?
Dans le désordre, je suis une grande admiratrice de Milan Kundera, Albert Camus, Simone de Beauvoir, Françoise Sagan, D.H. Lawrence, Jane Austen, Emil Cioran. J’aime Amélie Nothomb, Haruki Murakami, et Philippe Djian. J’aime bien les romans de Philippe Besson. J’ai adoré HHhH, de Laurent Binet, que j’ai lu cet été.
En matière de peinture, je suis une inconditionnelle de deux peintres contemporains, Zao Wo Ki, artiste chinois, et Paul Jenkins, artiste américain.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je me suis vaguement essayé à la peinture, sans succès, et je chante, mais c’est très amateur !
J’écoute beaucoup de musique pop rock, je suis une grande fan de Damien Saez et Mickey 3D. Ces jours-ci, j’écoute en boucle Lana del Rey.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
L’injustice en général. Des grandes causes aux détails du quotidien. Je peux me mettre très en colère si quelque chose me semble injuste. Ou si j’ai le sentiment que l’on ne me respecte pas, moi ou les miens. Et les gens mous. Ca m’horripile !

Ta citation favorite ?
« On ne devient pas normal impunément », Cioran.

Une qualité et un défaut ?
Je suis excessive, je ne connais pas la modération. Je suis toujours trop quelque chose. Et donc, sans doute peut-être parfois difficile à vivre.
Mes qualités : bosseuse, très investie, à l’écoute.

Un souhait ?
Que ce premier roman soit lu et aimé, que l’aventure se poursuive.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
« T’as vu le mariage princier à la télé ? »