Interview...

Nicolas Carlier


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel bien sûr ; pour un pseudo, j’aurais choisi plus chic !

Où habites-tu ?
J’habite à Bruxelles, un appartement dans la dernière rue au bord de la forêt. Une petite voie en pente, étroite et sans voiture à deux pas des étangs, d’une ancienne abbaye d’où j’entends souvent le chant des oiseaux. Je ne suis pas un vrai citadin ; c’est plus une solution pratique et sans doute temporaire.

Une famille, des enfants…
Famille oui, parents, frère, sœur etc ; pour les enfants, j’attendrai bien encore un peu.

Sucré ou salé ?
Le meilleur des deux, mais rien que le meilleur et en bonne compagnie. Rarement l’un sans l’autre, en tout cas ; un repas sans dessert n’est pas digne de ce nom.

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis professeur d’histoire dans une école secondaire du nord de Bruxelles, à la réputation « difficile ». Auparavant, j’ai enseigné le latin et le grec, mais j’ai dû abandonner, vu la difficulté de maintenir les postes. A part ça, j’organise des voyages culturels en Orient.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai écrit mon premier roman à 12 ans ; c’était une intrigue historique qui se passait en Mésopotamie vers 2350 avant J.-C. Si je me souviens bien, j’aimais déjà raconter des histoires, parler de mondes saugrenus et puis, je m’ennuyais. On n’avait pas beaucoup de loisirs dans ma famille et c’était ma manière de m’évader d’un quotidien pas toujours agréable.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel  genre ?
C’est ma première publication, si l’on excepte des articles scientifiques dans des revues et ma contribution à des guides de voyage. En revanche, je travaille sur une commande d’éditeur pour un ouvrage de patrimoine bruxellois, à livrer au printemps prochain.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Non.

Pourquoi  Chloe des Lys ?
Ce sont des amis de la région qui m’en ont parlé ; une de leur connaissance a été publiée là, je ne sais plus quand.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
C’est un roman historique, qui porte le titre de « Roma fui » (je fus Rome, en latin). Il s’agit d’une aventure à la limite de l’histoire et du fantastique, qui se passe au moment où la culture romaine antique disparaît définitivement pour laisser place au moyen âge. Une époque de passage, de mystère, peuplée d’êtres tourmentés au milieu de laquelle se déroule une quête.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
J’ai une page Facebook, beaucoup d’anciens ou actuels élèves, collègues, amis, personnes qui m’ont accompagné en voyage…

Des projets pour la suite ?
Je travaille sur un recueil de nouvelles contemporaines, dont le lien est qu’elles parlent toutes de l’Orient et de ceux qui le peuplent. C’est plus politique, social et inspiré de gens que j’ai rencontrés ici ou là-bas, d’anecdotes reçues de mes élèves.

Pourquoi  écris-tu et comment ?
Pourquoi ? Je ne sais pas ; je n’écris que quand j’ai quelque chose d’intéressant à dire, quand je pense que cela peut apporter un éclairage sur le monde d’hier ou d’aujourd’hui, ou quand l’histoire est belle. Pour ce qui est du comment… Je fonctionne encore à l’ancienne : carnets et gribouillages. De préférence assis au soleil, un jour d’été.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
En cinéma, je ne connais rien. Par contre, dans les autres arts…
Haendel, Vivaldi, Verdi, Puccini, Wagner sont des maîtres : j’adore l’opéra, l’art total, le rêve qui s’en dégage et la façon dont la musique porte les émotions.
En peinture, j’aime les portraits psychologiques et raffinés de Van Dijck, les madones de Raphaël, les primitifs siennois que j’ai beaucoup vus en Italie ; mais aussi l’art des tissus, des broderies, des tapis comme on le fait encore en Afrique et sur la route de la Soie. Un art trop souvent négligé.
En littérature, j’ai souvent pensé que j’aurais adoré discuter avec Montaigne, un homme véritable et sympathique. J’adore Proust, mais je n’aurais pas aimé le rencontrer ! Pour la langue, Racine. Et parmi les étrangers, les Britanniques, pour l’humour, le paradoxe et le côté décalé : Waugh, Wilde, Nancy Mitford…

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Non, ou alors trop !

Tes hobbys ?
Musique, dessin, peinture… Opéra, chant lyrique, lecture, cuisine (notamment la cuisine historique, renaissante, médiévale, ou la cuisine anglaise pour le mélange des saveurs). Voyages. Musique. Dormir et rêver, aussi.

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
Non, je ne suis pas très doué là-dedans, bien que j’appartienne en théorie à la génération web.

Qu’est-ce qui te  fout en  rogne ?
L’impolitesse, la vulgarité, le bruit et le manque d’intérêt pour la culture.

Ta citation favorite ?
« Bobonna in ortias non est pellenda, praecipue si bikinio vestitur » : c’est en fait une fausse citation en mauvais latin, due à moi-même et que j’utilise volontiers. En traduction : il ne faut pas pousser bobonne dans les orties, surtout si elle est en bikini.

Une qualité et un défaut ?
Patient et paresseux : je laisse deviner ce qui est la qualité et ce qui est le défaut !

Un souhait ?
Etre fait chevalier par la Reine d’Angleterre.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Il n’y a pas de question stupide, sauf quand on la répète dix fois après avoir déjà eu la réponse