Interview...

Erik Buelens


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel. Trop peur d'être un pseudo-auteur.

A Bruxelles.
J'ai la chance d'habiter le très agréable quartier du Chant d'Oiseau, à Woluwe-Saint-Pierre. C'est un peu un village. Les gens se connaissent et se parlent. Et puis, le nom n'est pas usurpé. Ca grouille de piafs par ici. Ils chantent à tue-tête, surtout le matin. Et ils sont réglés plus tôt que la sonnerie de mon réveil.

Une famille, des enfants ?
Je suis marié depuis 33 ans avec Catherine, qui m'a donné quatre superbes enfants, dont trois sont déjà adultes. Deux informaticiens, une historienne qui a déjà publié chez Luce Wilquin et puis le petit (?) dernier de 15 ans qui décompte le dernier centimètre qui lui manque pour être aussi grand que moi.

Sucré ou salé ?
Un p'tit peu trop tendance à trouver le sel de la vie dans le sucre. Je grignote des biscuits quand je travaille. Le cerveau a besoin de glucose, me dis-je. Certes, certes...

Ce que je fais dans la vie ?
J'ai créé un bureau de communication écrite quadrilingue au service des entreprises. J'ai réussi à m'entourer d'une bonne dizaine de "grandes plumes", des gens qui ont un style d'écriture hors du commun en français, néerlandais, anglais et allemand. La fidélité de la clientèle - son amitié aussi - quoi de plus gratifiant ?

Quand j'ai commencé à écrire ?
Depuis ma tendre enfance. J'adore. Mais bon sang, que j'étais mauvais... L'écriture est une évasion, un rêve qui se grave, une jouissance sauvage. (Ah bon ? J'aurais peut-être besoin d'un psy, là ?)

Déjà publié ?
A part les textes professionnels que les entreprises clientes diffusent via leur communication, non, je n'ai rien publié de personnel à ce jour. Mes écrits circulent dans l'entourage familial et chez les amis.

Des prix, une reconnaissance quelconque ?
Difficile de remporter des prix quand on n'a jamais concouru. Ma fille Marie-Astrid a déjà gagné un prix littéraire, moi pas. Par contre, le bouche à oreille fonctionne très bien pour mes activités de scribe professionnel. Litteris est assez prisé et j'en suis fier. J'espère que je peux le dire sans passer pour un 'dikke nek', comme on dit à l'Académie française.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Parce que voilà un éditeur qui lit les manuscrits, tiens ! Une équipe de mordus qui font passer la littérature avant les grosses coupures, des gens qui au fond d'eux-mêmes savent qu'ils finiront par avoir raison. Comme on dit sur Facebook, j'aime. Sauf qu'ici, c'est sincère !

Quel ouvrage je vais publier ?
Le roman s'appelle 'Conscience de la Merveille'. Un récit autour de la capacité que nous avons tous à accéder aisément à des états de conscience modifiée par lesquels notre Monde d'ici-bas se mue en Merveille. Et quand nous avons rencontré la Merveille, notre attitude au Monde change totalement. Le récit est romancé, mais le fond est vécu.

Comment je fais pour essayer de me faire connaître ?
Je vais devoir faire un choix parmi les nombreuses pistes que Chloé des Lys me propose. Il faut dire que je ne m'étais guère posé la question précédemment.

Des projets pour la suite ?
Je travaille actuellement à un roman dont l'essentiel de l'action se passe en... enfer ! De quoi secouer un bon coup nos conceptions binaires du bien et du mal.

Pourquoi j'écris et comment ?
J'écris par plaisir, parce que les langues me passionnent (je suis germaniste). J'écris pour échapper aux contraintes de l'écriture professionnelle, qui est mon métier. J'écris vite (contrairement à ce que pense le comité de lecture de Chloé des Lys), parce que j'écris pendant du temps volé, pendant que je rédige des communiqués de presse, des rapports annuels, des campagnes de pub ou des brochures commerciales. C'est fou, mais c'est comme ça.

Mes influences etc.
A l'univ (dans les années 70), j'ai découvert le 'magisch realisme' - le réalisme magique en littérature néerlandaise, notamment celui d'Hubert Lampo. Je me suis imprégné des modes d'écriture utilisés par les auteurs anglophones et néerlandophones pour pousser la langue dans ses derniers retranchements et en faire jaillir de l'art. J'ai comparé avec la littérature française, dont le rapport à la langue est plus cartésien. L'alchimie du multilinguisme a fait le reste, avec beaucoup de maladresses au début. Mais j'ai l'impression qu'avec l'âge, tout se met en place, petit à petit. Ah si je pouvais devenir vraiment bon un jour...

Un ami ou une amie...
Une grande amie de ma fille Marie-Astrid : Aurelia Jane Lee, publiée chez Luce Wilquin, est une jeune auteure qui a un potentiel considérable. Son style n'a rien à voir avec le mien. Heureusement pour elle !

Mes hobbies et passions ?
La méditation, les états de conscience modifiée, l'orgue, la guitare classique, la marche, la montagne, les langues, l'aquariophilie. Ah oui, j'oubliais : j'aime bien écrire aussi, si, si !

Un blog ou un site ?
www.litteris.be - le site de mes activités professionnelles

Ce qui me fout en rogne ?
Les gens arrogants, dominateurs. Me foutent l'urticaire. Je le sais bien : s'ils sont devenus comme ils sont, c'est parce qu'ils ont souffert ou qu'ils compensent quelque chose. Ils sont quand même insupportables. Pssst ! Tu ne me perçois pas comme ça, hein, après tout ce que j'ai écrit ci-dessus ? (La trouille !)

Ma citation favorite ?
Sais pas trop.

Une qualité ou un défaut ?
Trop perfectionniste. Je te prie de croire que le perfectionniste qui fait une bourde (comme cela arrive à n'importe qui) s'en prend plein la g...

Un souhait ?
Cesser d'en avoir, des souhaits, et les réaliser.

La question la plus stupide ?
Quand est-ce que je vais me décider à prendre des vacances ?