Interview...

Laurent Bouchain


Pseudo ou nom réel ?
Je n’ai pas de pseudo, ni d’avatar, ni de surnom, de petit nom, de nom de coin ou de travers, de nom dit ou de nom jeté, je n’ai pas de signe distinctif, de larmes voilées, de nom de dieu ou de nom aux milles sabords… juste celui de ma naissance, donné par mes parents, offert par mes parents. Ma seule inscription réelle dans ce monde, en quelque sorte.

Où habites-tu ?
J’habite une frontière. Une ligne ouverte dont les espaces sont dirigés vers l’intérieur. Je crois que les artistes sont de ceux-là. Des gens qui n’ont pas de lieux de résidence, que leurs domaines, leurs territoires sont ceux du dedans. Je crois qu’à chaque tentative de création, c’est une avancée vers un no man’s land situé dans les limites de leurs émotions inconnues.

Une famille, des enfants…
Oui

Sucré ou salé ?
Sucré et salé. Grand et petit, gros et maigre, rouge et vert, brun et blond, belle et dommage, fort et faible.

Petit, que voulais-tu faire ?
Pareil, mais en plus encore.

À quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Prends le dictionnaire des noms propres. Tu y retires tous les noms de dictateurs, de politiques, de chefs de guerre, d’économistes capitalistes, de policiers, de sales types, de tueurs et d’assassins, de religieux et de chefs religieux et bien, ceux qui restent, voilà mes modèles.

Ton truc contre le stress ?
Preisner et les requiem.

Que fais-tu dans la vie ?
Écrire, mettre en scène, soutenir par l’art celles et ceux qui en ont été coupés.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’avais 6 ans. Pourquoi ? Je ne sais pas…

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
Essentiellement du théâtre.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Oui

Pourquoi Chloe des Lys ?
C’est un projet local contribuant à l’affirmation artistique d’auteurs régionaux. L’intention première du projet de cette maison d’édition est de poser un acte éditorialiste fort face aux majors de la publication.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
J’aimerai retravailler un texte qui est déjà sorti chez Chloé des Lys il y a quelques - beaucoup d’années. J’aime réemployer les anciens écrits.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
La multitude de projets que je mène en même temps, peut-être ?

Projets pour la suite ?
Tournées de spectacles, formations à préparer sur l’art et la création, écritures de pièces …

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pourquoi ? Sais pas… Comment ? Sais pas non plus. Peut-être une urgence ? Un besoin physique ?

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Reprends le dictionnaire…

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
On ne parle jamais assez des gens que l’on aime… mais j’aime surtout le silence des regards et l’absence de mots. L’amour, c’est au-delà, n’est-ce pas, au-delà des sens…

Tes hobbys ?
Musique, dessin, peinture… Musique, dessin, peinture, cinéma, photo, théâtre, opéra…

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ?
Oui, laurentbouchain@hotmail.com - Mon actualité

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Le politique, la religion, les économistes, les gens qui savent, les gens qui ne veulent pas savoir, la manipulation et la connerie.

Ta citation favorite ?
Aux heures pâles de la nuit (L. Ferré)

Une qualité et un défaut ?
Exigence de l’intention de s’approcher à la perfection (qualité et défaut)

Un souhait ?
Que tout s’arrête juste une minute. Une minute pour se demander « si ce que nous faisons est si important que cela. »

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
C’est quoi votre nom ? (Quand une journaliste vient exprès vous interviewer à la sortie d’un spectacle pour lequel vous avez signé la mise en scène et la dramaturgie…)