Interview...

Michel Beuvens


Pseudo ou nom réel ?
C'est mon vrai nom. Si c'était un pseudonyme, je répondrais : c'est mon vrai pseudonyme.

Où habites-tu ?
J'habite à Saint-Gérard depuis 1976. Je suis né à Charleroi.

Une famille, des enfants…
Je suis marié à Christine depuis 1976 (pourvu que ça dure...), nous avons deux enfants, tous les deux musiciens, dont nous sommes très fiers.

Sucré ou salé ?
Ca n'a pas beaucoup d'importance, je ne suis pas du tout gastronome. Si vous y tenez : sucré, tendance chocolat.

Petit, que voulais-tu faire ?
Je ne m'en souviens pas, mais, lorsque j'étais adolescent, je rêvais de devenir contrebassiste de jazz, rêve réalisé sur le tard à un niveau amateur.

Ton truc contre le stress ?
Je cherche encore...

Que fais-tu dans la vie ?
Je ne travaille plus mais je suis fort occupé : je joue dans plusieurs orchestres (beaucoup de répétitions pour peu de concerts), je m'amuse à faire rouler d'anciennes voitures à vapeur (cinq heures à l'atelier pour une heure sur la route), je suis des cours d'espagnol et, par périodes, mon cerveau me dicte des phrases et des mots que j'essaye de mettre en forme.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Je me souviens que, en humanités, j'aimais trouver des choses originales dans ce qu'on appelait alors les "rédactions". Beaucoup plus tard, je me suis amusé à écrire un article que j'ai proposé à la revue d'un club automobile. On m'en a demandé d'autres, j'ai fini par devenir responsable bénévole de cette revue. Je m'occupais notamment des corrections, j'ai trouvé ça intéressant, et j'ai fini par travailler professionnellement (à temps partiel) comme correcteur pour une maison d'édition. C'est un travail enrichisssant : à force de se concentrer sur un texte, de le lire et de le relire, on entre dans l'arrière-boutique, on finit par déceler la façon dont l'auteur élabore ses phrases et construit son histoire.

Pourquoi Chloe des Lys ?
Ils sont plus réceptifs que chez Gallimard.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
C'est un roman que j'ai intitulé "La Posologie des sentiments". Il raconte l'histoire de Lucien, un jeune homme qui entame une carrière dans l'administration. Il y rencontre Francis, qui recherche comme lui l'épouse idéale, Muriel, une femme désirable, et une femme détestable qu'on surnomme la vieille taupe. Après un héritage et une rencontre inopinée, une de ces femmes va bouleverser la vie de Lucien. On y parle de l'amour, de la mort, de la vie. Disons que c'est un roman du genre initiatique.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J'ai des "flashs" : des idées, des phrases, des assemblages de mots que je note. Puis, en les développant, je m'aperçois que ce sont comme des briques qui viennent d'une maison que j'essaie de reconstituer.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
En musique, c'est surtout le jazz, mais j'écoute aussi beaucoup de chanson française (Fréhel, Mistinguett, Colette Magny, Ferré, Brel, Brassens, Trenet). Pendant des années, j'ai écouté Musique 3 tout en travaillant, je n'ai rien contre l'accordéon et je trouve que le Miserere de Gregorio Allegri est bien plus que de la musique.
En littérature, mon grand-père, qui était bibliothécaire, m'a fait lire tout Arthur Masson, et je crois bien que c'est là que j'ai appris ce qu'était le style. La littérature que je préfère est plutôt liée à une période : fin du XIXème siècle, début du XXème. Je n'apprécie pas trop la littérature moderne anglo-saxonne que je trouve formatée.

As-tu un blog ou un site ?
Pas encore, je m'occupe d'abord de la publication de mon roman : la promotion viendra après.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Le manque de respect (donc la publicité, qui nous manipule, et la télévision, qui nous prend pour des imbéciles).

Ta citation favorite ?
J'aime bien l'humour cynique de Jules Renard : "Le tout n'est pas d'être heureux, encore faut-il que les autres ne le soient pas". C'est (malheureusement) bien vu. Plus sérieusement, la seule citation à retenir (mais que nous oublions souvent) est : "Aimez-vous les uns les autres".

Une qualité et un défaut ?
Ceux qui ont lu jusqu'ici ont sans doute leur idée...

Un souhait ?
Que l'obésité devienne un problème dans l'Afrique sub-saharienne.