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Interview...

Jean Michel Bernos


Pseudo ou nom réel ?
Je suis fier du nom de ma famille qui remonte aux gaulois et le prénom me correspond bien… alors pourquoi changer ?

Où habites-tu ?
Au cœur de la Provence qui m’a adopté tout enfant après mon départ d’Afrique du Nord. Je suis à l’ombre des oliviers, les cigales sont mes amies.

Une famille, des enfants ?
Les meilleurs du monde ! Marié depuis bientôt 33 ans sans aucun regret avec une épouse que j’adore. On se complète parfaitement : J’ai toujours tort, elle a toujours raison. C’est une moyenne excellente. Trois enfants, encore deux aujourd’hui. Ils travaillent et sont en couple. Je crois qu’ils sont heureux.

Sucré ou salé ?
Plutôt sucré, mais jamais pimenté !

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis retraité de l’industrie où j’ai exercé différents métiers techniques ou administratifs avec d’assez longues périodes dans le dessin industriel et l’administration des achats. Aujourd’hui je gère différents sites internet sur des sujets qui me passionnent (réchauffement climatique, horlogerie)… et j’écris.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J’ai commencé à écrire à l’école. J’avais de très bonnes notes en rédaction et une imagination qui me poussait un peu hors sujet. J’ai publié mon premier ouvrage à 18 ans, c’était un recueil de poésie. Quant à dire ce qui me porte… c’est un peu comme si on me demandait pourquoi je respire !

As-tu publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?
Le tout premier recueil de poésies a été publié par Michel-Georges Micberth, un philosophe français dans ses « Editions syndicales » en 1970. Puis j’ai travaillé pendant 15 ans pour rassembler mes « comparaisons entre les civilisations précolombiennes » éditées par les éditions Transtech à Bordeaux en 1987. J’ai publié ensuite un recueil de comptines produit par une station de radio nationale.
Quelques ouvrages non-publiés, nouvelles et étude historique ont reçu différents prix. Ont suivi deux ouvrages chez Edilivre-Aparis, un roman de société et un essai de philosophie. Quelques uns de mes poèmes sont accessibles sur «Poésies françaises »

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une quelconque reconnaissance ?
Plusieurs de mes travaux ont été récompensés par l’Académie poétique et littéraire de Provence, les Ecrivains en Provence et Arts et Lettres de France.
Une nouvelle a été sélectionnée dans une anthologie en cours de publication et mon travail sur l’origine de l’Arménie figure dans la Bibliothèque nationale de la communauté à Valence en France.
Le roman de société publié en 2009 a reçu le Prix de littérature « Rêves et Pensées » de la ville du Puy Ste Réparade en Provence.
Je suis membre de la Société des auteurs d’expression française et de l’Association des auteurs francophones.

Pourquoi Chloé des Lys ?
CDL est mon 4ème éditeur en 40 ans et il a fallu 40 ans pour en avoir un bon comme ça ! Une vraie petite maison sérieuse et sincère, dévouée et raisonnable. L’évolution de l’édition moderne a permis à ce genre d’éditeur de voir le jour, je ne vais pas gâcher mon plaisir ! C’est pour moi, sans conteste, l’une des meilleures petites (moyennes) maisons existant sur le marché. C’est plutôt un honneur de signer chez elle (comme on dit !)… C’est surtout un grand gage de soin.

Tu écris quoi ?
J’écris surtout ce que j’aime lire… On est tous influencés par les auteurs qui ont meublé nos nuits sans sommeil. J’ai commencé avec la poésie, sans vraiment arrêter, mais je me sens plus à l’aise dans les essais qu’ils soient historiques ou humanistes. D’une manière générale, je tente de ne pas trop m’étendre. Mes histoires, quand j’écris des « Nouvelles », sont généralement courtes.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ?
Le livre que je présente est un recueil de courtes histoires, parfois des nouvelles… dans un genre que j’aime beaucoup : l’humour anglais, le nonsense, l’étrange, le farfelu, le bizarre…mais que je mêle de poésie et d’humanisme. J’ai voulu ainsi rendre hommage à l’un des maîtres incontestés du concept : Stepen Leacok, un auteur Canadien du début du siècle.

Des projet pour la suite ?
Oui, je travaille sur mon premier vrai roman d’aventure et de camaraderie. J’ai procédé aux repères sur place, rencontré les notables, rassemblé toute la documentation, établi le plan et commencé la rédaction. Je ne veux pas ébruiter le projet, mais ça se passe dans les montagnes des années 50… avec des flashbacks beaucoup plus tôt… à l’époque des gaulois !

Pourquoi écris-tu et comment ?
Jusqu’à présent et en dehors des ouvrages historiques, j’ai beaucoup écris au feeling, essayant de traiter des sujets qui me tiennent à cœur, qui m’inspirent et je me suis laissé porté par le vent, mais pour rédiger une vraie histoire, il faut revenir aux essentiels, un plan, une méthode… et quand le sujet touche à une époque historique, ne pas faire d’erreur, se documenter très sérieusement et travailler comme pour un scenario.

Tes influences, tes Maîtres, tes coups de cœur en littérature et autres sujets ?
Dans les œuvres écrites, ils sont nombreux et vont de Jules Verne (surtout pour l’excellence de la langue… si, si !) jusqu’à Jacques Prévert. Mais mes auteurs préférés sont Hermann Hesse et Stephen Leacock. Après, il doit y en avoir une brassée plus quelques ratons laveurs !
Mon livre culte est le Jeu des perles de verre d’Hermann Hesse.
Je lis aussi beaucoup d’ouvrages d’humanistes, penseurs et techniciens de la vie.
Au cinéma, je suis fan (mais alors raide dingue) de science-fiction, j’ai une collection de 600 DVD !
Autrement, je m’intéresse à la politique et j’essaie d’écouter tous les gens intelligents.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
Plus ou moins tout le monde répond « l’injustice », et je n’échappe pas à la règle, mais elle est talonnée de près par l’hypocrisie !

Ta citation favorite ?
« Il faudrait être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple » – Jacques Prévert

Une qualité, un défaut ?
Je pense que je suis un vrai gentil, mais on me dit un peu borné

Un souhait ?
Un rêve un peu utopique : rassembler la mémoire audio de la planète

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Si j’aime ma femme ou si je suis fier de mes enfants !