Interview...

Simon Andrieu


Pseudo ou nom réel ?
Nom réel.

Où habites-tu ?
J’ai un petit studio en plein centre d’Orsay, une ville située à une trentaine de kilomètres au Sud-ouest de Paris. Orsay a la particularité de contenir une partie du plus grand campus de France, appartenant à l’Université Paris-Sud. C’est ici que j’ai effectué mes études de géologie et que je commence aujourd’hui un doctorat dans le même domaine.

Petit, que voulais-tu faire ?
J’ai toujours été passionné par les histoires et devenir écrivain est depuis longtemps un rêve pour moi. Petit déjà, je passais beaucoup de temps à créer des scénarios avec mes jouets et à écouter les aventures que mon frère ou mes parents me racontaient.

Que fais-tu dans la vie ?
Malgré cette passion pour la littérature, j’ai effectué un baccalauréat scientifique, plus porteur en termes d’emploi. J’ai ensuite continué sur une Licence puis un Master en Sciences de la Terre à l’Université Paris-Sud. Agé de 23 ans, je commence aujourd’hui un doctorat au cours duquel je devrai, entre autres, reconstituer le paysage qui existait dans l’Ouest du Bassin de Paris il y a environ 160 millions d’années. Pour cela j’effectue un travail de terrain à la recherche d’affleurements et de fossiles.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Quand j’avais quatre ou cinq ans, je racontais des histoires à ma mère pour qu’elle les retranscrive sur des carnets. J’ai ensuite commencé à écrire moi-même de courtes aventures, lorsque j’étais en primaire ou au collège. C’est au lycée, en classe de première, que je me suis lancé dans la rédaction de mon premier roman. Je n’écrivais pas régulièrement et à la main, mais cela me permettait d’échapper à mon quotidien et aux cours qui m’ennuyaient grandement.
Devenir écrivain était alors un rêve et écrire me rassurait et me permettait de croire un peu plus en l’avenir. Une fois arrivé à l’Université, j’ai reçu mon premier ordinateur portable et j’ai procédé à la mise au propre et la réécriture de mes feuillets. Ce premier roman, que j’ai écris entre 16 et 19 ans, n’a jamais été édité. J’ai immédiatement après commencé l’écriture de mon second roman, Les Deux Portes.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
L’ouvrage que je vais publier chez Chloé des Lys est mon premier livre édité et s’intitule Les Deux Portes. C’est un roman fantastique qui raconte l’histoire d’un jeune lycéen timide qui ne crois pas en l’avenir et qui est terrorisé à l’idée de devenir un jour comme les adultes qu’il côtoie. Il vivra au cours de ce roman une aventure qui lui permettra de retrouver confiance en lui, mais surtout de se construire des rêves et des ambitions d’avenir. Car après tout, ce sont nos rêves qui nous permettent de grandir et de progresser.

Comment-fais tu pour essayer de te faire connaître ?
Je compte créer une page facebook (Simon écris des bouquins) sur laquelle je publierai l’avancé de mes travaux et ferai la promotion de mes romans et nouvelles. J’espère également avoir l’occasion de participer à des séances de dédicace.

Projets pour la suite ?
Je travaille actuellement sur un troisième roman en parallèle de ma thèse. Le genre sera radicalement différent puisque celui-ci s’oriente davantage vers le polar.

Pourquoi écris-tu et comment ?
J’écris avant tout parce que j’aime ça, mais également car je rêve de pouvoir un jour en vivre, ce qui se rapproche malheureusement aujourd’hui davantage de l’utopie que du possible. J’essaye d’écrire régulièrement (plusieurs fois par semaine) mais le temps me manque souvent, entre ma thèse, chronophage, et les liens sociaux que j’essaye d’entretenir. J’aime écrire seul, le soir ou la nuit, dans l’obscurité de préférence. La tranquillité et la solitude m’inspirent.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de coeur en littérature, cinéma, musique ?
Jusqu’à maintenant, je me suis principalement intéressé à la littérature de l’imaginaire (fantasy, fantastique, science-fiction…). Les auteurs que j’ai le plus lu et appréciés sont David Gemmel, Pierre Grimbert, Philip Pullman… Aujourd’hui, j’essaye de me diversifier en m’intéressant à d’autres genres davantage ancrés dans le réel. Le dernier roman de Joël Dicker (La Vérité sur L’Affaire Harry Quebert), récompensé par le prix Goncourt des lycéens, m’a captivé. J’aime beaucoup le cinéma et j’y vais régulièrement. Je m’intéresse à tous les genres de films mais conserve un faible pour les grandes épopées comme Danse avec les loups ou Le Seigneur des anneaux. Mes goûts en musiques sont très éclectiques, allant du rock au rap en passant par la pop, le jazz, l’électro ou la soul…

Tes hobbys, centre d’intérêts ?
Je vous ai déjà parlé de l’écriture, de la lecture, du cinéma et de la géologie, qui constitue pour moi, en plus d’un gagne-pain, un véritable centre d’intérêt. Je pratique, à niveau tout à fait amateur, des sports assez variés : course, natation, football, tennis, de table ou non, escalade, randonnée… J’apprécie la montagne, pour les paysages et les activités qu’elle offre. Enfin, voyager est important pour moi et j’essaye de partir à l’étranger au moins une fois par an pour élargir mon étroite vision du monde.

Quels sont tes rêves pour le futur ?
Gagner le jackpot avec un roman et partir faire le tour du monde. Ça, c’est un sacré rêve !

Comment te vient ton inspiration ?
Je dirai que j’ai deux sources d’inspiration. La première est le réel : ce que je vis et les informations que je vois quotidiennement sur internet ou à la télévision. La seconde est imaginaire : des idées que je développe autour des films que je vois, des romans que je lis, ou même de mes propres rêves et fantasmes