Interview...

Cyprien Ameloot


Pseudo ou nom réel ?
Pourquoi un pseudo ? Cyprien Ameloot, c’est tellement vendeur !

Où habites-tu ?
À Bruxelles (Saint-Josse, Saint-Gilles, Forest, Schaerbeek, Forest), depuis quelques années maintenant. Et avant ça, le Hainaut : Mouscron.

Une famille, des enfants…
Des enfants ? Non. Mais une famille, oui, une grande famille.

Sucré ou salé ?
Salé. Ou aigre-doux. Au moment du dessert, plus de place. Mais qui ça peut bien intéresser de le savoir ?

Petit, que voulais-tu faire ?
J’ai eu ma phase « Chirurgien ». Puis je me suis dit que le sang et les boyaux, on pouvait trouver mieux que ça. Ensuite vint la phase « avocat ». Un moment d’égarement, je suppose. Sinon, musicien. Mais il me manquait quelque chose : le talent. Souvent aussi, je rêvais de ne rien faire.

A quelle figure historique aimerais-tu ressembler ?
Aucune !

Ton truc contre le stress ?
J’en ai plein mais aucun ne fonctionne. Du coup, je ne pense pas que ça vaille la peine de les divulguer…

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Rien écrit avant 2010. Et puis… Et puis, c’est tout bête : une nuit blanche ; quelques idées ; une page ; puis deux ; puis cinquante. Et enfin, un roman. Depuis, je continue. Je ne sais pas trop pourquoi. Reste que c’est un excellent passe-temps, ça vaut bien les origamis.

As-tu déjà publié quelque part ?
Rien. « Hélas » est le premier roman que j’ai écrit. Il sera également le premier publié. Ce qui n’est pas dénué de logique, quand on s’y attarde une minute.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Non. Rien. Nada.

Pourquoi Chloé des Lys ?
Parce qu’il n’y a pas mieux que Chloé des Lys. Ça ne fait pas longtemps que j’y suis mais pour le moment je n’ai que des choses gentilles à en dire.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?
Le titre du livre est « Hélas ». C’est un roman. L’histoire se déroule à Montréal. Un jeune homme y arrive et essaye d’y trouver sa place. Ce qui, inévitablement, ne sera pas simple. Surtout lorsqu’on déborde de pessimisme, qu’on est un hypocondriaque de haut niveau, qu’on s’attend toujours au pire et qu’on est aussi sociable qu’un ermite.

Projets pour la suite ?
Trois romans à divers stades d’écriture, relecture, réécriture… Rien qui soit abouti.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Pourquoi ? Je n’en sais rien !
Comment ? Chaque jour, j’essaie de me ménager des plages horaires fixes, où je ne fais que ça. Et puis j’y vais. Que l’inspiration soit là ou pas. Je me force à écrire quelques mots, même si c’est pour tout effacer le lendemain. J’ai besoin de discipline. De sentir le projet avancer. De voir les choses prendre forme.
Pour moi, le début d’un roman est la phase la plus compliquée, d’autant que je ne fais qu’un plan minimaliste (que je m’amuse à ne pas suivre, bien entendu).

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
Des maîtres, non. Par contre, tout ce que je lis m’influence. Si un jour je pouvais écrire comme Richard Brautigan, comme Shalom Auslander, comme Edgar Hilsenrath, comme Philippe Djian, comme Kurt Vonnegut ou encore Roberto Bolaño, je serais heureux. Tout simplement.
Sinon, en musique, j’aime autant du Philip Glass que Bonnie ‘Prince’ Billy.
Et mon film préféré reste à ce jour : A straight Story de David Lynch. Même si ce n’est pas le meilleur film que j’ai vu. Mais c’est comme ça, je n’ai pas envie de changer de « film préféré ». J’ai besoin de stabilité.

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
En fait, je pense avoir atteint le stade ultime de la sagesse : je ne me fâche plus. Ou presque. Enfin, rarement. Sinon, j’aime bien me mettre en rogne pour des choses qui n’en valent pas la peine. Genre des pâtes trop cuites.

Ta citation favorite ?
« I wanted to change the world, but I could not even change my underwear », de John Grant.

Une qualité et un défaut ?
Non. Ni l’un ni l’autre.

Un souhait ?
Que tous mes souhaits soient exaucés.