Interview...

Sonia Alvarado


Pseudo ou nom réel ?
C'est mon nom, j'y tiens, parce que c'est mon identité, ou peut-être parce que c'est celui que mon père m'a laissé en héritage, et mon père, c'est ma seule famille.

Où habites-tu ?
J'habite une maison avec jardin dans un coin paumé à mi-chemin entre deux grosses villes universitaires, près de la capitale française du pruneau. Mais je ne me nourris pas que de ça !

Une famille, des enfants…
Maman célibataire, puis mariée, divorcée et enfin en concubinage, six enfants de trois lits différents (la vie est parfois très compliquée) dont cinq encore à ma charge ; le silence, je ne sais plus trop ce que c'est !

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis enseignante dans le primaire huit heures par jour (et un bon nombre d'heures aussi le week-end et pendant les vacances, malgré tout ce que l’on puisse dire !), maman débordée le reste du temps ; parfois, j'ai le temps d'être un peu moi-même (pas souvent, non).

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
J'avais sept ans, c'était un poème sur le 25 décembre. Je venais tout juste d'apprendre à lire et à écrire ; je voulais l'offrir à mon papa, capitaine de marine, qui rentrait à la maison exceptionnellement cette année-là pour être avec nous à Noël. J'ai fait de la poésie longtemps, et à l'adolescence je suis passée aux nouvelles, aux lettres d'amour que les élèves de mon lycée me commandaient pour réparer une dispute entre amoureux...

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ?
Chez un éditeur qui sévit sur Internet, et dont je ne citerai pas le nom... Il y a eu un roman fantastique et un érotique ; avec le temps je me rends compte que mon style s'est amélioré et que mes premiers livres avaient quantité de défauts. J'ai honte, quoi.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Au lycée, régulièrement, des concours locaux, départementaux... C'est loin !

Pourquoi Chloe des Lys ?
J'avais tenté d'approcher de grosses boîtes d'édition pour mes premiers manuscrits et l'expérience m'a refroidie. J'ai entendu parler de Chloé des Lys à l'école où je travaille, par un ancien parent d'élève qui y avait envoyé ses écrits. Je l'ai tenté sans trop y croire.

Quel ouvrage vas-tu publier ?
C'est un recueil d'enquêtes, menées de front par un privé et un flic dans une réalité comme la nôtre, toujours guidée par les sentiments, souvent absurde, parfois horrible. Le deuxième n'est qu'un personnage secondaire, je me suis centrée surtout sur le privé, un homme ayant (presque) tous les défauts, (presque) tous les vices, qui ne croit en rien ni en personne et n'a donc aucun respect pour quiconque. Quelqu'un de (presque) détestable ! Les femmes à qui je l’ai fait lire ont bien ri (jaune) de ses travers…

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ?
C'est sûrement mon gros défaut : j'ai besoin de créer, mais je ne me sens pas commerciale pour deux sous ! On m'a répété souvent qu'il fallait savoir "se vendre" ; et bien, je n'ai jamais appris.

Des projets pour la suite ?
La suite de ce livre est bien entamée ; j'aimerais la finir. Ensuite, je sais que les idées viendront d'elles-mêmes, ça a toujours été ainsi.

Pourquoi écris-tu et comment ?
Depuis le début, ça a été comme un besoin, viscéral. Sans l'écriture je ne suis pas bien, pourtant mes séances de travail sont épuisantes, mais ensuite je me sens mieux, comme après le sport. La différence, c'est que je n'ai pas à me doucher !

b>Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…
J'ai fait toute ma scolarité en Espagne (option littérature en seconde), mes coups de coeur restent des auteurs espagnols, mais dès que j'ai une seconde j'attrape un livre. J'aime bien le fantastique, mais j'ai lu du théâtre, de la poésie...
De par mon métier, je suis amenée à lire beaucoup d'ouvrages jeunesse. La musique est un anti-stress, dans la voiture en allant travailler, c'est un coup de poing miraculeux pour me redonner la pêche, surtout après une nuit de veille, et elles sont nombreuses. J'aime bien les chansons à texte.

Un ami ou une amie dont tu aimerais qu’on parle ?
Je trouve mon inspiration autour de moi, il y a dans mon coeur beaucoup d'hommes et de femmes qui ont compté et que je n'oublie pas.

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture…
Je dessine, enfin pas tout à fait, je me sers de modèles que j'adapte, je n'ai pas un don extraordinaire, je ne crée pas à partir de rien. En ce qui concerne la musique, mon grand regret sera de ne jamais avoir appris à jouer d'un instrument, mais le temps me manque. Le théâtre me passionne également, j'écris et je monte des pièces avec mes élèves.

As-tu un blog ou un site et qu’y proposes-tu ?
Mon compagnon, informaticien, s'était pris la tête il y a quelques années à me faire un site qui présentait mes bouquins, superbe design pour un contenu que je ne sentais pas en phase... C'en est resté au stade de vitrine, je m'y pencherai à nouveau lorsque j'aurai du temps (oh, le blasphème !). Adresse : http://s.alvarado.free.fr

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
La disparition des ours polaires, être obligée de prendre la voiture pour faire deux km et que mes enfants m'amènent la paperasserie de l'école à remplir le lundi matin à huit heures, en me précisant que c'est urgent...

Un souhait ?
Que les journées durent quarante-huit heures !

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
"Tu as cinq minutes?"