Flap, flap, flap...



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Flap, flap, flap…

L’autre jour, j’étais tranquillement assis sur le banc qui se trouve sous le grand chêne du parc du home et lisais un livre de Carine-Laure Desguin sur la vie amoureuse des gastéropodes transgenre (aux Editions de la Casquette)… il est conseillé de le lire à l’envers haut-bas si vous voulez comprendre quelque chose.

Bref, je venais de commencer le prologue lorsque j’entends comme un remue ménage de tous les diables au dessus de ma tête. Je lève le nez, vois les branchages de l’arbre séculaire (un peu le style !) bouger dans tous les sens lorsque soudain… flap, flap, flap, une vache énorme jaillit des frondaisons et se met à voler lourdement autour du site. Une grosse mammifère noire et blanche avec des mamelles énormes dont les pis perdaient quelques gouttes de lait.

Elle effectue deux fois le tour puis replonge dans les branchages en explosant un nuage de feuilles fraîche aux alentours.

Etrange me dis-je en me replongeant dans le bouquin qui soit dit en passant n’est pas plus compréhensible à l’endroit, faudra que je lui en touche un mot. Pas Carine hein… je sais me tenir. Le mot.

Puis au moment où je termine l’ introduction que je suppose écrite en français car elle a l’habitude d’écrire de gauche à droite mais en prolongeant sa ligne d’une page à l’autre (au début ça décarcassonne un peu…) voilà que ça recommence. Le chêne s’ébroue comme un chien qui sort de l’eau et flap, flap, flap, une autre vache surgit (rousse cette fois-ci) s’envole et tourne deux ou trois fois autour du chêne avant de replonger dans son feuillage avec une explosion pétaradante de feuilles et de glands.

Vraiment étrange me répétai-je (du verbe répéter et non pas… enfin vous me comprenez) lorsque soudain comme une ampoule de cinq watts qui s’allume au dessus de mon crâne…

Ca y est, j’ai compris !

Y’a un nid.